Sous les paupières des étoiles, les épines de l’hellébore

 

 

 

Pourquoi les pierres n’ouvrent pas les bras

Quand on débat du prix excessif du foie gras ?

Pourquoi les fenêtres tournent le dos

A la preuve par l’œuf qui leur fait face ?

Pourquoi mon lorgnon compte sur un eldorado

Au lieu de compter sur ses doigts comme boniface ?

Pourquoi la campanule feuille de pêche n’aime pas poireauter ?

On surprend bien au bain les grains de beauté…

Pourquoi samedi ne rime pas avec caoutchouc ?

Pourquoi ni les marmites ni les pianos ne se tordent le cou ?

Autant de questions restées sans réponse !

Autant d’insondables mystères !

Comment dormir paisiblement

Quand les points d’interrogation prolifèrent ?

 

Des hauts et débats,

C’est pas pour dire, mais les cheminées sont sales cette année

Glisser un gros bonhomme tout propre relève de l’exploit

Sans parler de sa cargaison import expire

Nous ne pensons pas assez au travail des lutins

Des rennes et des postiers

Occupés que nous sommes à oblitérer la vie

Là,

Histoire de semer les merdes noël sans paquets cadeaux.

C’est pas pour dire, mais les chemins sont sales cette année

Qui crèvent déjà les pattes des étoiles…

 

C’est une toute petite montagne rongée par le passage des ans

Si discrète que nul ne la remarque

Pourtant

Elle est une étape pour la lumière des étoiles

Ce soir elle sera illuminée encore et tous les soirs de décembre

Sa roche est si douce que la mousse s’y allonge

Son cœur est si grand qu’une main posée sur elle

Sentirait la chaleur qu’elle offre à ceux qui en manquent

De la ville on ne voit qu’elle, elle et la lumière

Qui donne l’illusion d’une cité magnifique

Dès qu’on essaie de l’approcher elle répand son image

Dans l’infinie beauté de nos paysages nocturnes et factices.

 

La nuit cesse sa lente progression

Elle offre à la lune ce temps suspendu

Où l’astre peut jouer sans fin

Des vagues et des océans

Îles et rivages entrent dans la danse

Et dans son sommeil l’enfant sait attendre

Capturer l’image avant de grandir

Le haut des falaises pressent l’éphémère

Et demande au vent d’en garder la trace

Ainsi que de bercer les hommes endormis

Au jour chassant la nuit ils sauront retenir

L’empreinte du solstice

 

Écrit les yeux fermés par :

4Z, Phoenixs, Élisa, Éclaircie.

4 replies on “Sous les paupières des étoiles, les épines de l’hellébore”

  1. Elisa Romain dit :

    De questions en cheminées, la nuit saura se faufiler jusqu’à la lumière du jour.

  2. phoenixs dit :

    On va laisser les questions sous la peau de la montagne discrète, dans les mains de l’enfant patient qui dort sur l’île aux alouettes, et partir à cheval sur le dos des étoiles époustouflées 😉

  3. 4Z2A84 dit :

    Les deux premiers textes sous une certaine rubrique. Les deux suivants sous une autre. L’humour rose et l’humour noir, la nature à portée de regard et la vision de notre vieille Terre dans le cosmos captivent notre esprit – on se laisse prendre à leur piège comme le peintre trop enthousiaste aux ruses de l’arc-en-ciel.

  4. phoenixs dit :

    Et le titre de l’ensemble, le titre à lui seul n’en finit pas d’ouvrir des perspectives…

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