Les mains tendues, poème, par Eclaircie.

L’océan s’approche à nouveau
au delà du chemin bordé de ronces
le hibou pousse son cri
depuis ma nuit jusqu’à la vôtre

Regardons-nous le même point d’horizon

La faille lentement se referme
le silence s’est mis en veille
le roulement des essieux sur les rails
efface les années et les craintes

Mon soleil se lève avant votre astre

Tout est dit sans frémissement des lèvres
la toile retient hier et demain
ma terre a soif et vous l’abreuvez
les moissons n’attendent qu’un matin de lumière

Nous tendons les mains la vague nous submerge

.

Eclaircie.

7 replies on “Les mains tendues, poème, par Eclaircie.”

  1. 4Z2A84 dit :

    La poésie se lève tous les matins dans le coeur de celles et ceux qui l’aiment – et quand elle se couche elle ne dort pas, mais rêve, rêve éveillée sous le ciel qui ne distingue plus la nuit du jour et mêle et secoue dans un cornet à dés ses étoiles.

  2. Elisa Romain dit :

    Tes poèmes me rendent toujours pensive. Ils ne ferment rien, au contraire, ils offrent tous les possibles. J’aime beaucoup que ce dernier vers là termine ce poème…

  3. Heliomel dit :

    Tu cites souvent l’océan, il est vrai que ce dernier est une source toujours renouvelée, surtout quand on y associe, comme dans ton cas, le soleil et la toile qui retient hier et demain.

  4. Éclaircie dit :

    Merci à 4z pour cette mise en lumière et aux plongeurs en apesanteur.

  5. OulRa dit :

    C’est un chant de sirène, un voyage intérieur dans ta toile hypnotique.…
    Une baladie mentale qui va de l’épines dorsales de quelque ronce jusqu’au bord de la mer (qui se démonte). Beau portrait.

  6. ELISA ROMAIN dit :

    Je reviens entendre celui-ci, pour le plaisir de t’entendre…

  7. 4Z2A84 dit :

     » Tu te lèves l’eau se déplie
    Tu te couches l’eau s’épanouit
    .
    Tu es l’eau détournée de ses abîmes
    Tu es la terre qui prend racine
    Et sur laquelle tout s’établit
    .
    Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits
    Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel
    Tu es partout tu abolis toutes les routes »
    .
    Paul Eluard (« Facile », 1935).

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