Coquelicot

 

Du haut de la falaise

Etendus sur les blés flamboyants

Ils regardent le ciel et l’océan

Adosser leurs outremers

.

Leurs vêtements épars

Forment des îles accordéon

Des dentelles de sable blanc

De l’eau vive s’évade

.

Le vent joue avec les mouettes

Et les cheveux de Marie

 Je vois l’ardoise des nuages

Dans le vert de ses yeux

.

J’écoute le roulement obsédant

Des galets de marée basse

Et les gémissements capiteux

Du cœur de Marie

.

Tout à la fois pesant et délicieux,

Le silence s’est s’installé

La plage en contrebas

S’est endormie sur ses draps de varech

.

Dans la forêt d’épis

Où les ombres s’allongent

Coquelicot anéanti

Marie s’est assoupie

4 replies on “Coquelicot”

  1. Éclaircie dit :

    Le bord de mer a de biens beaux charmes, sous la plume d’Héliomel à côté de Marie.
    Douceur amoureuse, amour fleuri.
    « Je vois l’ardoise des nuages » j’aime beaucoup, entre autres.

  2. Elisa Romain dit :

    Quel joli poème, tout en douceur. ..J’entends si parfaitement

    « le roulement obsédant
    Des galets de marée basse »

    que j’ai un peu les joues roses (de honte) d’avoir entendu l’intégralité du poème.

  3. 4Z2A84 dit :

    L’avant-dernière strophe aussi est superbe. Le reste à l’avenant. Rien de « déjà lu ailleurs » dans ce poème caressant et lumineux. Le bonheur y est suggéré dans un cadre subtilement décrit.

  4. Yokshares dit :

    Une sorte de prouesse, si l’on tient compte de cette impression de profondeur, de lourdeur presque, alors que les éléments cités sont généralement liés à la légèreté, et qu’en plus, les vers sont courts; comment diantre a-t-il fait?

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