Des pensées sur les dunes

 

Quelques traces d’encre fraîche perforent le bois de la chair

Omniprésent ce bois des corps usurpe l’apparence fragile

Des peaux roses des veines claires

Une forêt humaine jadis lègue quelques larmes

Quelques lettres peut-être tracées à la hâte

Qui clameront des bribes de poèmes consacrés à l’amour

Et puis les feuilles légères dodelineront leurs couleurs

Oublieront tout cela pour le bleu de l’été

Pour la douceur d’une lune berçant leur sommeil

 .

Si les bocages n’étaient pas frais

Si les bagages n’étaient pas prêts

À quoi bon composter les légumes

Entre Rungis et Saint-Lazare

.

Tu es partie demain

En disant je reviens

Trébizonde m’attire

Je veux fumer le narguilé

 .

Il y a andouille sous roche

Quelque chose qui cloche

Les heures s’endorment

Au milieu de l’ennui

 .

Une plombe calcinée

Une blonde platinée

Caspienne que pourra

Dans le transcaucasien

 .

Marions le canard et la fraise

Qu’ils aient des enfants qui leur ressemblent

Le lait s’étonne de son frère le bol

La laitue de sa sœur la vinaigrette

Et le cousin du chocolat s’appelle l’éclair

Mais on ne l’appelle jamais

Le lézard lui envie sa vivacité

Car filer n’est pas à la portée de tous

Surtout quand les flics pètent le feu

Ce feu né sous hypnose se porte en automne

Et de préférence avec une cravate à pois

Ainsi se font et se défont les couples

Sur scène comme dans les coulisses

 .

La cellule se grise au rose bonbon

Et carrées deviennent les bonbonnières

Déjà dans les lointaines jardinières

Sous les baobabs fleurit le mouron

Véronica n’en finit de tisser

Pour les oiseaux perdus sa chevelure

Les saisons s’épousent le froid perdure

Un pinson hardi de vert habillé

Siffle à tue-tête et confie à la lune

La douce liaison entre les mots

Qu’il aime susurrer pour être beau

Ses pensées bleues fleurissant dans les dunes

Ont participé:

4z2a84

eclaircie

elisa

heliomel

13 replies on “Des pensées sur les dunes”

  1. Éclaircie dit :

    Je passe lire et suis sans voix, ok, il faut déjà que je m’habitue à mon nouveau PC, mais tout de même, c’est pas un raison pour être raisonnable ou coite.
    Donc je vous invite en voyage sur le rocher du roi lézard, si l’impression à l’arrivée est
    effrayante, jamais l’ennui ne nous guette et je ne connais pas de meilleur recette de canard au chocolat, après le narguilé, bien sûr , le tout dans les dunes sous la lune bleue comme nos cerveaux.

  2. Éclaircie dit :

    unE raison, mon clavier doit avoir un problème. ……..

  3. Yokshares dit :

    Je trouve dommage de faire suivre le premier passage, très doux, un rien mystique, par des paragraphes quasi humoristiques.

    Humm…je vais me faire huer??

    Amitiés à toutes les mains, néanmoins.

  4. Elisa Romain dit :

    Le premier passage se retrouve dans les suivants, et inversement. Ainsi, les couleurs dodelinées passent du bleu au rose, de la fraise au lait blanc, du vert bocage au blond platine… Et ce n’est qu’un exemple. Rien n’est dommage et vous ne serez pas hué.
    Quant à moi, je me dis, une fois encore, que si le vendredi n’existait pas il serait judicieux de l’inventer…

  5. Éclaircie dit :

    Yokshares, pas d’inquiétude, nous ne sommes pas violents. C’est un point de vue que le vôtre.
    C’est notre challenge et leitmotiv que d’écrire à 4 et sans consigne. Alors parfois les tonalités surprennent beaucoup (toujours même), cependant un fil plus ou moins visible relie les couplets et le couturier éditeur sait le mettre en valeur.

    Bien sûr, chacun des passants-lecteurs peut ou non apprécier.
    Merci de nous avoir lu et laisser votre impression.

    Elisa, pour inventer le vendredi, on compte sur toi ! mais n’existe-t-il pas déjà un marvendredi qui nous est cher ? ou peut-être un venmardredi plus agréable à l’oreille.

  6. 4Z2A84 dit :

    Passer du coq à l’âne apparaît comme une sorte de gymnastique. La poésie peut s’en porter bien – ou mal. Souvent elle évite ainsi le ronron. Merci à mes amis de m’accompagner sur ces montagnes russes.

  7. Elisa Romain dit :

    Ou un didremarven, un peu à l’écart des trajets d’Eole mais assez amusant, proche de certaines BD, à l’oreille.

    Tout ce qui étonne ne tient-il pas en vie ? Le premier qui demande « qui ? » fera trois fois le tour du pâté de lapin, en courant sur un doigt !

  8. 4Z2A84 dit :

    Search OptionsAfficher les outils de recherche Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés (didremarven).

    Suggestions :
    Vérifiez l’orthographe des termes de recherche.
    Essayez d’autres mots.
    Utilisez des mots plus généraux.

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  9. Elisa Romain dit :

    La réponse est très drôle. Mais on peut aussi l’ajouter au dictionnaire (si, si : tout est possible)…

  10. Éclaircie dit :

    Pourquoi je ne comprends rien, faut-il que je me frotte les yeux avec de la toile émeri?
    que je retourne me coucher
    ?

    que je vous dise
    m
    samvenjeu…plus que lumedi

  11. Elisa Romain dit :

    C’est bien aussi de ne rien comprendre, c’est comme descendre de la lune à toute vitesse, assis sur la rampe. C’est grisant !

  12. 4Z2A84 dit :

    A califourchon sur la rampe !

  13. Heliomel dit :

    comme des pas dans la neige, les lettres laissent des traces, laissez-vous guider par ces empreintes ensorceleuses…

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