Poème fusillé

 

Quel appeau dites-moi

l’étang tient sous sa glace

Quel oiseau dites-moi

s’envole des culasses

.

Dites-moi quel poisson

du ciel est l’écailleur

et dites-moi quel plomb

fait son nid sur mon cœur

8 replies on “Poème fusillé”

  1. Éclaircie dit :

    Alchimie, du plomb naît la poésie. Des contrastes saisissants dans ce court poème comme une salve d’images.

  2. OulRa dit :

    La première strophe est une glaciation…
    Et la seconde, un nid de barbelés presque doux, plus terrible encore.

  3. Elisa Romain dit :

    J’apprécie beaucoup l’écho, mais aussi l’indépendance possible, entre le titre et le poème.

  4. Orgue-rouge dit :

    Eclaircie,

    Ce sont des images échevelées qui couraient,
    coiffées sur le poteau par du plomb.

    OulRa,

    Ton commentaire, un poème en soi, donne plus froid que ma première strophe.

    Merci à tous les deux.

  5. Orgue-rouge dit :

    Très juste, Elisa Romain.
    Le titre comme un couperet n’est pas visé.
    Merci.

  6. Air-pur dit :

    Comme c’est percutant! Et tu n’as pas raté ta cible…

  7. Éclaircie dit :

    Je repasse dire que je suis très heureuse de te retrouver, et en redemande.

  8. Orgue-rouge dit :

    Air-pur,

    Merci d’y avoir été sensible.

    Eclaircie,

    Merci.

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