Monthly Archives: décembre 2021

Hivernale hibernation

L’hiver, officiellement arrivé à nos portes, laisse envisager une fructueuse hibernation.

Si les doigts gourds ne glissent plus sur les glissières des lignes et des sites, les mots poursuivent leur ouvrage, s’agencent, s’entremêlent, se heurtent parfois aussi, bouillonnent pour laisser température clémente au centre névralgique des échanges, visibles ou non.

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Hibernation

Hanté par le spectre d’une vie ralentie

indécis quant au moment propice à choisir

bien que décidé à ne point remettre l’envie

évidemment, questionnement, prendre le temps

rien n’est jamais noir, ni blanc, dans notre existence

nonobstant ce lent processus propre au déclic

avec cette rigueur hivernale imposée

tant l’idée pouvant passer pour irrationnelle

intuitive, voir comme un aboutissement,donc,

obsédante et si prégnante que l’on se dit oui

nul ne sait, si hibernation trépasse ou vit 

Sommeil rouge,

Elle dort, bien au froid

Enroulée dans l’hiver à venir

L’ours bleu et les marmottes roses

L’accompagnent sur la pointe

Au loin

De l’arc-en-ciel suspendu

Son sommeil est celui de tous

Passé ou à venir

Dans l’immense nuit de tous

Les possibles…

L’œil de la Grande Ourse

Aveugle

Perce ma nuit

Nourrit une insomnie d’étoiles

Ma poitrine – un gouffre béant

Où brillent des Voies Lactées

Ainsi,

Pour nourrir chaque heure de ma Nuit

Pour arrondir des Lunes

Et cuire des Soleils à foison.

Cha-grain   Totale hibernation 

.

3 jours de Tempête Force 10 

Par un Grand Froid de Décembre 

On lutte pour échapper à la Nuit 

Mais rien n’y fait 

Tout Glisse 

Malgré Nous vers le silence 

Du Jardin, Sous la Neige, Enseveli 

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Cha-Grain infini 

Hibernation- REVOLUTION- Profonde CONSTERNATION 

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Mais, par la magie de Noël 

Une nouvelle Constellation surgit dans le Ciel de NOËL 

Et Dans un battement d’ailes 

Une nouvelle étoile ChaRme le Vent 

Par Son Regard Soyeux 

Et nous invite à rester Éveillé, en Amour 

.

Belle Etoile du Sud, 

Merci pour ta Présence,  

A jamais dans nos cœurs,  

Pour toujours dans Nos Vies 

~~

D’hibernation en hibernation, été, automne, hiver ou printemps, les idées, les vies, les mots mâturent, se couchent ensemble sous l’arbre toujours vert aux côtés de cet alphabet anglo-chiffré, tant aimé.

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Avec beaucoup de retard, je dépose au pied du sapin, nos paroles mêlées.

J’ai encadré vos textes, transmis par ordre chronologique par

SO-Back

P.Y. Bossman

Phoenixs

Marjolaine

Très bon Noël à tous !

La maisonnette

C’est une maison minuscule
Un éclat de coquille ouvert à tous les vents
Avec un tout petit balcon pour fumer
De préférence du mauvais tabac pour éloigner les prédateurs
Si vous voulez venir, il vous faudra vous hisser à cette échelle d’herbes
De brindilles
Faire attention à ne pas tomber
Vous faire tout petit
Parmi les lichens,
Et les mousses
De temps en temps passent les amis d’autrefois
Parfois, ils ont les bras chargés de cadeaux, de bibelots,
De vieilles photos jaunies
Cherchent un petit moment, bah, pas longtemps,
La maisonnette blanche
Qu’ils ne voient pas
Haussent des épaules,
Se disent
Bossman nous a encore joué un vilain tour !
Puis s’en vont
En oubliant
Un vieux mouchoir en papier

Solaire lunatique,

Les mystères sous leurs voiles
Dansent sans soleil
Seuls sous le crâne
Tempêtent les rayons
Acrobates qui tombent
De leur constellation
Il n’est pas drôle de se prendre
Pour un phœbus mouillé
Aux larmes des orages errants
Et de croire que briller est éclairant…

*

L’insecte noir tout là- haut
A le visage buriné
D’un capitaine d’aviso
Sa figure borgne, cramoisie, crache le feu, fulmine et peste,
Fomente des abordages d’un genre nouveau sur nos terres éclectiques
Outrage l’eau, répand çà et là des aurores
Les scories de ses doigts brûlent encore
Les nuages fauves
Mais la corvette – Reine du firmament –
Descend
File son câble à l’horizon
Les marins dans l’effusion
Du soir, battent en jurant
Le vieux tarot
L’insecte noir sur le pont
Vomit des guêpes aux matelots
Demain si tout va bien, moussaillons
Nous magnétiserons par un nouvel assault
Ce peuple d’orangs-outangs

*

tempête solaire
l’autre regard climatique
d’un champ longitudinal
sous la coupe du vent
 
l’émoi fût tonnerre
conséquence zygomatique
d’un décor phénoménal
 
applaudir l’instant

*

Le solstice bondit à l’assaut du soleil
la lune énorme cherche un plein ciel
la danse de ces deux géants
s’affiche de mille feux
La terre présente le dos rond
enfouit sa tête sous l’aile des étoiles
et les tempêtes vivent aux hasards des vents d’été

*

Étoile lunaire
Bonhomme solitaire
Marche sur la Terre

Soleil de juin
Cherche un peu
De compagnie
Veut se faire des amis

Au milieu de nulle-part
Éclipse de sens
Tempête des éléments 

Tout est chamboulé ! 
La lune voit le jour
Le soleil boit la nuit

Dans cette tempête solaire
Un renouveau peut commencer
Papillons et fleurs sont de la fête.



Classés dans l’ordre des réceptions : Béa, Bossman, So-bac, Éclaircie, Marjolaine – Le titre est emprunté à Béa
Illustration : Le Soleil, Edvard Munch, 1909-1916 Huile sur toile, 162 x 205 cm. © Munch-museet

C’est quand qu’on arrive***

5.30

Bonjour par ici, je suis arrivée chez moi, enfin je le pensais et je m’aperçois que non, je ne suis pas chez moi

Je ne sais plus mettre un commentaire par les coulisses, depuis le 13 juin 2021. J’avais ce jour là du sang de loup plein les mains, plusieurs mains.

Je pars dormir un peu.

Je me réveille le 5 décembre et pffft, Non, non, Rien n’a changé, Tout tout a continué….*

Je m’en vais de ce pas en parler à mon papa*

Non, je m’en vais en parler à mon admin

À suivre j’ai laissé mes esprits ailleurs et y que moi ou que vous (les Fertiles**) pour me les retrouver

Sauf que l’admin c’est moi et que je ne sais plus où j’habite

VIV*, Eau secours

Si je reviens demain, c’est tout ok, je ne suis pas folle

Si je ne reviens pas, ok, je ne suis pas plus folle que moi.

5.43 GMT, pas de drame, on n’est pas encore ce soir