Monthly Archives: juin 2011

Ma life

Losque mon lit me rejette, le seuil de ma fenêtre m’accueille dans son nord giron rassurant.

Je découvre alors parfois, la merveille d’un matin ou la magie d’un soir. Toujours Chauve-souris passe me voir.

J’aurais voulu l’inviter dans ma cuisine où les mouches, si nombreuses nous chassaient. Un vrai cauchemar.

Chat Mallow passe, hautain, cependant que vexé de ne pas avoir attrapé le moindre grillon ou lézard. Le premier dort encore, le deuxième est déjà couché.

Le lilas, le sureau et le lierre tombent de sommeil au coin du mur.

Patoche se demande si encore cette nuit, elle devra me suivre au bout de ma folie.

Silences

Le long du soir plongeant la nuit geint de sueur
Pourtant dans ces yeux pers l’océan toujours brille
On ne sait que trop bien de qui elle est la fille
Quand émane au matin un parfum de tueur

Le soleil n’en finit de chasser l’artilleur
Que les arbres vaincus recouvrent d’une grille
Alors que le ruisseau dans son lit trop babille
La mémoire en éveil devient terne lueur

La corde au tilleul clair tente la fugitive
Mais la voix de demain voudrait être furtive
Et ne courir le chant qu’au milieu des genêts

La main rejoint la voie et couche en son repaire
Ce qu’hier trop chargé dans la rue se fanait
Déjà sur la côte Est la rose enfin éclaire

Extrait de « Quatorzième poésie verticale » Roberto Juarroz

L’abîme n’admet pas l’ordre,

le désordre non plus.

Et nous savons que tout est un abîme.

Pourtant,

le jeu de la feuille et du vent

s’achève toujours à l’endroit le plus exact.

Et aucune feuille ne souille le lieu où elle tombe.

Il se peut qu’une feuille ordonne

ou peut-être désordonne

une autre face de l’univers.

Quatorzième poésie verticale – José Corti – 1997

(Trad. de S. Baron Supervielle – Préface L Cerrato – Édition bilingue)

Cas de conscience-Untelll

.

Des milliards d’êtres
d’étoiles et d’univers
s’étirant pour disparaître
et renaître
dans une tête de linotte.

De la poussière
des atomes et des cellules
s’agglomérant pour être moi
Mémoire
vivante et mourante aux Mondes.

.

Untelll,

avec son autorisation anticipée.

De l’âne au coq

01.07

Heure ordinaire, cependant que remarquable. Voilà déjà 16 minutes que le réveil a sonné dans ces méninges.

etc

L’idée : l’improvisation. Le sujet improvisé par le passant. La lecture, improvisée par le passant. Qui peut être le même un autre ou un autre même improvisé

Ce matin pour moi, les romans que je vais écrire. J’ai déjà les titres :

Angèle et Lucie,

Le champ de soja

écrire la nuit

Et caetera

1.11 heure remarquable autant que banale.

première retouche à 01.13

Alors…

(Sorte de suite à Monsieur Bâille et Madame Noue…)
.
.
.
Alors,
Le ciel est dos
(Tout en vertèbres)
Quand Monsieur Bâille est Rêve…

Qu’avec son bicorne de rhinocéros il s’ébroue,
Nu presque,
Dans un verre d’eau,
Zone où Madame Noue,
Rêve et trempe aussi la lèvre,

Car tout,
Tout quand elle y songe,
A le goût d’aventure :

Héron dans l’eau
Et ogre nouille

Alors…
.
.
.

Les films emmêlés.

Les films emmêlés.

.

.

Des corps sous cellophane traversent
 
Allongés et sages
 
Les champs de vision
 
La télé baille bedonnant dans les salons
 
Place au ciel et à son spectacle
 
Les zébrures orangées tissent leur toile
 
Au fond des jardins et le long des autoroutes
 
La radio s’embrase sur les plaques de cuisson
 
Agenouillées sous une photo d’Einstein
 
La nuit approche à petits pas feutrés
 
Malgré les beaux yeux des maisons
 
Calfeutrés depuis l’aurore

.

Il y a du sang dans l’omelette

Mais rien n’arrête les oies sauvages

Quand elles balaient le ciel

Y perdant quelques plumes sans inspiration

Les portraits rêvent de sortir de leur cadre

Et de vous suivre même si vous tombez

Au fond du précipice

Dont les étages rivalisent entre eux de confort

Montrez-moi votre visage inférieur sur le plateau d’une balance

Que je puisse m’assurer que vous ferez encore de l’effet

Sur le troisième sexe et le quatrième en préparation

– Et les coquilles d’œuf sous la dent craquent

 .

Son tricot s’effiloche à chaque rond de jambe
Et ce fil se faufile par-dessus les villas
Et s’emmêle dans les râteaux des antennes
Mais jamais ceux des jardiniers
Qui ont l’idée mutine de rentrer leur griffes à son passage
Son tricot n’en est pas moins chiffonné
Ce fil indocile qui joue la fille de l’air
Lui pose un curieux problème
Bientôt il ne sera plus qu’un bustier
Ou pire une chaussette inutile
A la recherche d’une sœur jumelle dans un jardin voisin

.

La clé au cou dessine sa dentelle

Comme une cicatrice frêle et présente

On se sent vivant par le froid du métal

Et l’on entre dans tous les interstices

Qu’on vous attende ou non importe peu

Vous savez être invisible lorsque vous êtes nue

Et que vous dansez au soleil ou sous la pluie

Les chenilles vous envient

De n’être pas sortie d’un cocon de soie

Soyeux certes pourtant camisole et muselière

Aux chants qui viendraient du fond des gorges

Pourvu qu’elles soient fraîches et retiennent vos amants

.

Il est temps de gauler

Les ricanes de l’arbre à rire

Car les roucoules sont mures

Et le temps s’affranchit

.

 Des âtres désertés des soirées estivales

Aux orgues de barbarie lézardées

On ne demande pas le nombre de tuyaux

Qu’il faut pour atteindre la lune

.

Cent piastres pour s’empiffrer

Un fifre l’un un grill pour l’autre

Les glousses se fendent

Accroupies sur les braises

.

Au banquet déraisonnable

Les ventres sont tendus

Sur les  cordes à linge

On épingle les comiques

.

.

« Les Films emmêlés » est l’oeuvre conjointe des poètes dont le noms suivent :

Eclaircie

Elisa-R

Héliomel

4Z

Tequila.  ..

Les films emmêlés.

.

.

Des corps sous cellophane traversent
 
Allongés et sages
 
Les champs de vision
 
La télé baille bedonnant dans les salons
 
Place au ciel et à son spectacle
 
Les zébrures orangées tissent leur toile
 
Au fond des jardins et le long des autoroutes
 
La radio s’embrase sur les plaques de cuisson
 
Agenouillées sous une photo d’Einstein
 
La nuit approche à petits pas feutrés
 
Malgré les beaux yeux des maisons
 
Calfeutrés depuis l’aurore

.

Il y a du sang dans l’omelette

Mais rien n’arrête les oies sauvages

Quand elles balaient le ciel

Y perdant quelques plumes sans inspiration

Les portraits rêvent de sortir de leur cadre

Et de vous suivre même si vous tombez

Au fond du précipice

Dont les étages rivalisent entre eux de confort

Montrez-moi votre visage inférieur sur le plateau d’une balance

Que je puisse m’assurer que vous ferez encore de l’effet

Sur le troisième sexe et le quatrième en préparation

– Et les coquilles d’œuf sous la dent craquent

 .

Son tricot s’effiloche à chaque rond de jambe
Et ce fil se faufile par-dessus les villas
Et s’emmêle dans les râteaux des antennes
Mais jamais ceux des jardiniers
Qui ont l’idée mutine de rentrer leur griffes à son passage
Son tricot n’en est pas moins chiffonné
Ce fil indocile qui joue la fille de l’air
Lui pose un curieux problème
Bientôt il ne sera plus qu’un bustier
Ou pire une chaussette inutile
A la recherche d’une sœur jumelle dans un jardin voisin

.

La clé au cou dessine sa dentelle

Comme une cicatrice frêle et présente

On se sent vivant par le froid du métal

Et l’on entre dans tous les interstices

Qu’on vous attende ou non importe peu

Vous savez être invisible lorsque vous êtes nue

Et que vous dansez au soleil ou sous la pluie

Les chenilles vous envient

De n’être pas sortie d’un cocon de soie

Soyeux certes pourtant camisole et muselière

Aux chants qui viendraient du fond des gorges

Pourvu qu’elles soient fraîches et retiennent vos amants

.

Il est temps de gauler

Les ricanes de l’arbre à rire

Car les roucoules sont mures

Et le temps s’affranchit

.

 Des âtres désertés des soirées estivales

Aux orgues de barbarie lézardées

On ne demande pas le nombre de tuyaux

Qu’il faut pour atteindre la lune

.

Cent piastres pour s’empiffrer

Un fifre l’un un grill pour l’autre

Les glousses se fendent

Accroupies sur les braises

.

Au banquet déraisonnable

Les ventres sont tendus

Sur les  cordes à linge

On épingle les comiques

.

.

« Les Films emmêlés » est l’oeuvre conjointe des poètes dont le noms suivent :

Eclaircie

Elisa-R

Héliomel

4Z

Tequila.  ..

Chant clair

 

Nos yeux posés

comme des cautères

sur des fenêtres qui

au soir

s’ouvrent les veines

Le jour naît des lampes

puis rampe vers les ombres

qu’il tète

Une jambe trop courte

on écoute tout bas

la pendule qui boîte

qui regarde nos têtes

qui les compte et s’en va

Combien de nuits perdues

ont frappé à nos portes

Les arbres au dehors

parlent une langue morte

Est-ce bien le ciel

sous une aile

qui dort

La peau des mares craquelle

Toutes les mains tombent

Peu d’espoir à la ronde

sinon l’aube

derrière un rideau

qui porte la moitié du monde

sur son dos