Author Archives: Marjolaine

Mabaïde

Ouverte au soleil
Les merles la chantent
Au sommet des pins
Secrets
La rivière d’encre
Écrit au fil des algues
Des voyages écrevisses
Folles
On y perd le sens des nuages
Des lignes couchées
Au large
On y gagne le fugitif
Instant sans devenir…


Sauvage, je n’ai qu’une grotte
pour préserver le semblant de vie
les sons et musiques
les arcs–en-ciels et la voix gutturale
celle qui vient des confins
de la mort et du futur
Violoncelle réinventé
je suis le corps de l’instrument
et vous jouez si bien des cordes sensibles
qui relient le monde au monde
la vie à ma vie et ces atomes
tordus, pliés, dépliés, déployés en nouvel étendard.,
au hasard.


Dans la lumière ocre et crue
Et les soupirs du vent
Un homme assis, tout blanc.

Dans cette mer de silence
On entend l’écho froissé
Du papyrus, le bruit épais,
Rouleaux de signes et de sapience.

De temps à autre, surgit le diable
Aux pieds diaphanes du vieillard
Gesticule, pousse des cris
Évoque ses souvenirs paillards,
Les plus piquants, au petit vieux.
L’ermite, un peu chagrin,
Compulse ses parchemins
S’interroge « Ce diable hideux,
Serait-il le reflet du bon Dieu ? »


Ébahie par tant de beauté,
je prends mon thé
dans ce havre de paix

Sans bruit aucun tout autour,
Je m’épanouis
A observer
La chrysalide
Faisant sa mue imaginale

Et me voilà, telle une troglodyte, Thébaîdienne Première,
Dans la nouvelle galaxie intersidérale,
Prête à faire le grand plongeon
Du sommeil le plus long
Propulsée illico
Dans les bras de Morphée
ET,

Juste avant de m’endormir
Pour cent ans au moins,
Je me surprends à rire
Et à rêver que
Tous les arbres de Judée
Et d’ailleurs se tiennent par la branche
Pour vivre ensemble libres et heureux

Par ordre d’apparition , Phoenixs, à qui j’ai emprunté le titre, puis Éclaircie, Bossman et Marjolaine.
Kiproko ayant besoin d’un peu de repos, pense à nous en se ressourçant dans la thébaïde. Élisa prend des forces au soleil.
4Z quant-à-lui veille afin que le calme du lieu soit bien respecté.
On respire, on se détend et qu’est-ce-que cela fait du bien, allez, on se refait une séance … de bien-être?!


Tête à l’envers Corps en chute … libre … sans aile cassée

Te voici empaqueté
Depuis la tête à l’envers
Quand tu sortais à l’air
Éventé
Braillant aux barrières
De ton lit cage
Poings serrés sans virgule
A poser
Depuis les chants noirs
N’ouvrent pas davantage
Le rideau derrière lequel
Ricane ta liberté…

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disposer de son corps, avoir un toit, manger à sa faim, avoir des vêtements, pouvoir dire où l’on a mal, ouvrir ou fermer une porte, entrer ou sortir ou s’exprimer ou changer d’avis, montrer à quelqu’un combien on l’aime, aider la personne qui est tombée à se relever, pouvoir s’abstenir de tout mal

un corps en chute libre, des êtres qui ont le pouvoir de contempler les choses telles qu’elles sont, des gens qui ont ce goût aigu de l’air lorsqu’ils renaissent, le bruit d’une écorce arrachée à l’impossible, la fin d’une aliénation, la gifle de la lumière lorsque tu m’ouvres la porte
Et ma fuite
et l’illusion
qui poursuit sa course quelque part

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Accueille la liberté et son aile cassée, offre-lui le gîte sous le couvert des arbres, près du ruisseau. Tu la verras, guérie, voler plus loin, plus haut que tes yeux ne te portent.

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On joue ?
A chat perché ?!
Et si
On volait …
Oh oui !!!
C’est comme ça
Que ça me plait
Et si
On vivait

En dehors
De ce monde
Tout en chiffes et en codes
Et si
On respirait
A être autrement
Enfin décousu de tout
En faim de Nature
Auprès de mon Arbre
En Liberté
Si simplement


Par ordre d’apparition dans cette Liberté retrouvée malgré les confinements, j’ai nommé :
Phoenixs
Pascal
Eclaircie
Marjolaine

et Elisa, Kiproko et 4 Z qui profitent de la beauté du paysage et du merveilleux concert que nous offrent les oiseaux du monde entier qui vont de-ci, de-là, comme ils le souhaitent.

Le titre est extrait des textes de Phoenixs, de Pascal et d’Eclaircie

Et voilà pour les coulisses: Voyage de Manteaux et chapeaux, de l’Antichambre au Petit Théâtre …

Heureuse qui, partie pour longtemps,
N’a pas gardé le lit


Heureuse qui a vu
Depuis les limites septentrionales de la kitchenette
Aux marches équatoriales du salon
Naître et mourir l’aube aux doigts de fée


Heureuse qui a contemplé la naissance
D’une strato-Iris, d’un Morphéo-cumulus,
Dans les vapeurs d’une baignoire
Aux falaises porcelaine, où Poséidon, quand il s’ennuie, batifole à l’envie
Puis les a vus avalés aux placards Orientaux,
Dans la basket trouée du Cyclope,


O Voyage lent et sublime
Au gré des courants
D’air le plus souvent
De l’oreiller d’Orphée à l’œilleton du palier ultime du vestibule d’entrée

Heureuse qui, partie pour longtemps,
Telle un Ulysse en miniature, n’est pas restée couchée,
Mais s’est en allée loin, si loin, aux confins de son studio parisien


Antichambre,

Défroisser le pétale
Sa robe plastifiée
Hautaine protectrice
Perle de chaleur
Il porte les fleurs moites
Qui trancheront avec le froid
Poli du corps
Destitué…

Manteaux et chapeaux
s’ennuient dans l’antichambre
Jamais quiconque n’aurait l’idée
de les conduire plus avant
Quand bras et jambes
têtes et cous ont franchi tous les seuils
Ils font le pied de grue
cependant pas fâchés de n’être pas trempés
tenus aux rigueurs de l’hiver
ou remisés dès l’été dans une sombre alcôve

Petit théâtre
J’entends les 3 coups
Ça y est, Tout va commencer!
J’étais retenu, on ne voulait pas
Mais me voilà
J’ai réussi à me faufiler
Je suis entré
Dans la Chambre blanche.
Je respire enfin.

Rien n’est joué pour autant
J’inspire et pousse mon premier cri.
Je dois encore patienter
Dans les dédales de toutes ces salles
Je pousse à ouvrir toutes les portes
Pour mieux comprendre ce que je suis
Un nouveau défi s’offre à moi:
Je viens d’arriver dans une Chambre Noire ( sans clef, ni porte, ni fenêtre) …

Juste un indice m’apparait
Je suis entre Deux Mondes
Un peu essoufflé mais encore bien vaillant
Une seule question subsiste
Quel chemin emprunter?
Attendre devant la maisonnée ou se lancer et entreprendre?
Il n’y a pas photo. Je suis certain que vous devinez la suite …
De l’ Antichambre où j’étais resté calfeutré bien trop longtemps, j’ai tiré un trait …

Et … Je choisis d’ouvrir tout grand
Portes et fenêtres du Manoir
Afin de laisser
Entrer une cascade de lumière
Dans tous les champs des possibles
Sous le soleil multicolore
De nos vies transfigurées
Pour mieux apprendre à vivre sans rien attendre en retour

Par ordre d’apparition dans le vestibule:
Pascal, Phoenixs , Eclaircie et Marjolaine.
Elisa et Kiproko ne sont pas très loin et 4Z veille sur la chaleur de la maisonnée

Voici notre création en cette presque fin d’année et je dis Ouhahh que c’est chouettement bien dit, quel voyage! Merci à toutes les mains et Un bon bout d’an avant l’an qui vient.

Le titre est en collage pris un peu à chacun d’entre-nous.

Ah! Nuit d’ivresse, à tire-d’aile …

Ah ! L’ivresse du voyageur
Sans adresse fixe
Vogue à son humeur
Parmi de lentes meringues magiques et flottantes
Aux formes rondes et fringantes
D’un ciel pâtissier fourré d’amarante
Ah, le beau voyageur, sens en éruption
Mouche au chocolat,
Jurant comme il sied
Au bonheur
Se gratte, l’air un peu cochon, les poils du cœur
Tombant dans l’abîme – le film est coupé
Voyageur câline un vin débouché
Titube – raté – qu’importe
Le voilà content, le diable l’emporte
…………………

Au bout de la nuit
Celle du matin pour se donner le temps de vivre
Le temps du jour
Voyages de Gulliver
Pour garder l‘œil vif
Le rire un peu rictus ou le rictus un peu rire
Ce que je préfère cependant
C’est traverser les miroirs
De l’eau, du vent, de l’arbre et du feu
Avant cette barrière de terre où je verrai enfin
L’infini.
…………………


A tire-d’aile,

Envol matinal sur la route déserte
Le ciel est vide
Tous les possibles sur leur branche
Lissent leurs plumes
La page blanche se forme nuage
Attend le passage des migrateurs
Pour lui donner un sens
Fugitif…

…………………

Vois-Age

Plonger dans l’eau ;;;
De notre nudité
retisser des liens !!!
Nous laisser bercer,
La regarder passer ou
Monter à bord de l’embarcation
Gonfler les voiles
Et de la Vie
prendre le temps
et l’énergie lente
de découvrir
Tous les paysages
sourires
…………………

Le voyage commence avec Pascal qui est de bonne humeur, se poursuit avec Éclaircie, si matinale, puis nous retrouvons Phoenixs, aventurière au grand cœur et Marjolaine arrive enfin, contente de vous retrouver, tous.
4Z indique le chemin avec sa boussole, Kiproko et Elisa chantent pour accueillir les nouveaux arrivants.
Les bons mots sont au rendez-vous! Il ne nous reste plus qu’à nous mettre à table pour savourer ce met de fête concocté par l’équipe au complet, en nous souhaitant une bonne dégustation et un bon voyage participatif éco-responsable

Le titre est pris un peu chez Éclaircie, Phoenix et Pascal
Bonne lecture à toutes et à tous, Bonnes inspirations

Fil de faire,


Une plateforme en haut de l’échelle
Un filin qui se perd dans la brume
Pas de retour en arrière possible
On pose le pied timide
Émergeant du brouillard une sphère
La surface lisse et luisante épouse le ventre
Les pieds libérés cherchent un nouvel appui
Une arête vive suffira-t-elle à retenir la chute ?
Une blessure au talon rappelle la posture
Les mains ouvertes cueillent une dernière feuille
Le sol s’ouvre dans un tapis d’étoiles.
…..

Petit pas en avant
Grand glissement en arrière
Tu vas cheveux tirés
Bras serrés sur le vent
Jambes tendues en avant
Dans l’air lourd
Un rien sous le pied
Au-dessus d’un tout qui t’appelle
Il te faut garder la tête droite
Les yeux rivés devant toi
Fragile battement de cils
Qui peut te jeter hors du jeu
Comme on lance un dé
Au hasard léger
Ou au tapis…
……

Il n’est pas aisé
De tenir sur un pied
Sauf peut-être
Pour un unijambiste …
L’histoire
Que je vais vous raconter
Tient à peu de mots
Ou juste par un fil.
Celui de ma mémoire
Un peu chancelante parfois
Me ramène à mes 8 ans, sautant
A la corde et à l’élastique avec les copines,
Ou tentant de faire tourner ce clown jongleur équilibriste,
Que je tenais précieusement entre mes mains …
Hop, une pression tenue sur le cadre en bois
Et voilà mon personnage en haut de la barre,
Fier de ses biscoteaux …
Un simple relâchement de ma part
Suffit à le faire dégringoler aussitôt.

Rien n’est jamais acquis à l’Homme
Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc
Ce qui compte vraiment ?
Garder le Cap
Savoir faire la roulade avant
Le secret finalement?
Apprendre à mettre un pied devant l’autre
A marcher lentement pour découvrir l’équilibre incertain de la beauté du Monde
Tout simplement!


Par ordre d’apparition dans cet exercice de funambule averti:
Eclaircie suivie de prêt par Phoenixs et Marjolaine, qui respire lentement pour ne pas tomber à la renverse, c’est ce qui prend un peu plus de temps.
Elisa et Kiproko ouvrent les parapluies pour équilibrer leurs traversées sur la corde
accompagné par 4Z, qui de son côté enfile ses espadrilles, et, souple comme il est, passe sans difficultés, en danseur étoile des mots.

Le titre appartient à Phoenixs.
Je vous souhaite une très belle semaine masquée comme Zorro pour bien vous protéger

Sagesse nocturne de la chouette

Est-elle chou dans son cocon de crème
Quand les arbres n’ont plus de cimes
Les yeux ronds tournés vers l’absence
La nuit ne voit plus briller
Les pépites et les éclairs
Je poursuivrai les ululements
Rien ne m’effraie que ton silence
À l’Aube je n’ai pas vécu le crépuscule
Déjà la chouette ferme les paupières
Ailes repliées sur sa tour immense
Un chouette samedi commence


Un petit hommage aux rapaces discrets

Sagesse nocturne,

Évite ses yeux lune
Qui te suivent entre les branches
Il se pourrait qu’elle t’emporte
Sur le fil de la nuit
Entre voiles et voilures
Lame aiguisée du rêve
Sans mémoire
Non qu’elle soit maléfique
Mais
Ce qu’elle préfère en toi
C’est l’absence de son monde
….
Choux, Hiboux, Genoux, Cailloux … Sous
la feuille du Chêne ou du Bouleau
se cache un être sensible, doué
de la vison de ce que le p’tit d’Homme a perdu.
Sur sa vieille branche, ainsi perché, Minuit venant de sonner,
elle observe le loup et le chaperon rouge,
chacun de son côté, courant à perdre haleine
pour tenter de se retrouver …

Il est donc temps de leur délivrer son secret:
Manger du choux est bon pour la santé
Chanter à tue-tête est bon pour avoir le cœur en fête
Avoir une chouette pour amie permet de ne plus avoir peur ni du noir ni de rien du tout d’ailleurs
Et non , écoute moi donc! Je le sais puisque je te le dis, tu peux me croire, Il n’y a pas de x à la fin de chouette, chat, j’en suis sûre.
Seulement une multitude d’étoiles qui brillent dans nos yeux pour que nos vies soient plus belles!

La chouette trouve à ses côtés Éclaircie qui fut si matinale, puis Phoenixs qui répondit le même jour qu’Éclaircie et enfin Marjolaine qui mit du temps à se remettre du résultat des élections. Élisa se repose au pieds de l’arbre et 4Z converse avec la Chouette au clair de lune.
Le titre vient de Phoenixs.

Bonne semaine à tous les lecteurs et merci aux auteures pour cette chouette contribution à notre création partagée!

Trouvailles en ré mineur, vaille que vaille

Sonores impasses ouvertes                               

Sur les cris

Secousses des voix viriles

Au lever de boules métalliques

Claque la parole roulée dans la sueur

Libérée du maillot

Short, baskets luisantes

Glissé de semelle dans le tympan

Et le merle sous la feuille trille

Son chant mémoire du grand silence

Qui nous faisait écho…

Vaille que vaille

Le trou se creuse

S’est creusé sans y prendre garde

Ne pas perdre pied

Ne pas mettre le pied dans cet abîme

Attendre

Attendre que le temps s’emploie à le combler

Demain ?

Plus tard mais pas encore hier

Retrouver le sol stable

Plus d’aspérités d’ornières ou de béance

Seule la présence jamais en allée

Tous les invités viennent d’arriver.

Les victuailles

sont déposées

sur la table du salon

du jardin.

La fête va bientôt commencer.

On est assis tous en rond

La marmaille court, rie et piaille.

Il fait si chaud qu’on en tombe nos chandails.

Les verres se remplissent lentement de prosecco.

Les chapeaux de paille se sourient et se congratulent …

« Allons les amis », dit notre hôte, se redressant aussitôt.

« Il est grand temps!

Levons nos verres

A nos retrouvailles! »

Le titre appartient à Phoenixs et Eclaircie.

Par ordre d’apparition dans cette composition: Phoenixs, Eclaircie et Marjolaine

Elisa et Kiproko arrivent après avec les gâteaux et

4Z de son côté joue un peu de musique.

Merci pour ce temps de partage et bonne semaine à toutes et à tous !

Bonne lecture et création

Guêpier de plage

En tête et pied de plage
Empreinte sur la page
À terre au bas du mur
Compter et recompter
À prendre avec aisance
Marin loin des sept lieues
Loin des plats et des flots
Ne pas perdre la face
Caché derrière son masque
Usé jusqu’à la corde
Et marcher sur les mains

……..


Guêpier,

Il ne suffit pas de le prendre
Pour que les jambes à son cou
Portent nos voyages
Qu’il soit triste ou gai
Il reste sans destal
A terre sur les genoux
Pour s’être reçu derrière
Quand devant il brasse le pissenlit
A force de l’avoir cherché
Nos chaussures gisent lasses
Et blessées
De ne l’avoir pas trouvé…
………

J’ai longtemps fait le pied de grue …
Attendant un signe, ce je ne sais quoi …
Rien ni personne n’est jamais venu
pour expliquer que les baignades, c’était partie remise
Seuls quelques goélands et mouettes grises
profitaient encore de l’Océan.

Sinon quelques sobriquets d’anciens et de jeunes gens racontaient
à qui voulait bien l’entendre des histoires à dormir debout de bêtes et de pieds …
J’ai failli mettre les pieds dans le plat
en parlant de mon projet.
J’avais beau dire que je n’y mettrais plus les pieds,
c’était bon tout de même d’y songer

J’étais à mille lieues de croire cela possible …
Pourtant si on met un pied devant l’autre et qu’on marche
sans lever le pied,
en mettant les bouchées doubles,
en faisant des pieds et des mains
pour gagner du terrain
en travaillant ensemble d’arrache-pied
on peut l’atteindre notre Himalaya

Le temps est venu
fini les autorisations
J’ai fait un pied de nez
à tous les policiers
et bras-dessus, bras-dessous
enfin, on a pu s’embrasser
s’ retrouver
dans notre pied-à-terre
pour l’Apéro, dans notre maison de plein pied au bord de l’eau
Et ÇA, C’est vraiment le pied!

Par ordre d’apparition Éclaircie, Phoenix et Marjolaine, Elisa et Plume Bleue attachent leurs souliers
et 4Z indique le meilleur chemin à suivre avant de se mettre en route.

Le titre est inspiré par Phoenix et Eclaircie

Bonne semaine Mesdames avant le déconfinement!

Et poustouflant

Il peste dans ses pantoufles
Trop larges
Qu’il sème sur la moquette
Rase
Le souffle court il court après l’une
Tandis que l’autre le nargue
Sous le buffet
Encore étonnée de ne lui point voir
De chaussettes rayées au pied
Comme se dérange le temps dans les cintres
Il claque dehors un vent mauvais
Qui contraint les chemises en veste
A rester au placard
Sur les vernies semelles endormies
A leur encolure…
……….. qui se cache derrière A

À court de souffle le vent s’enchaîne
Aux mâts et cheminées
Guettant l’inouï de la moindre particule
De vie
Quand les yeux écarquillés
Les somnambules défilent
Dans un carnaval depuis longtemps silencieux
Les oiseaux s’étonnent des quartiers libres
Et des pans de murs défaits
Sous la voûte obscure de nos lendemains
…………… qui se cache derrière B

Dans la trame du jour
L’homme de faille
Sous ses apparences
Dissimule sa figure incontournable
Sans fard, ni masque

À chaque pas
Son chapeau se soulève
Il en sort une nuée de pensées
« Epoustouflant » s’exclame t-il
Puis, bras en croix,
Ombre qui s’étire
Il disparaît dans le soir qui titube

« Prudence » dit le sage
Seules les illusions perdurent
Dans l’éventail du papillon

Les fleurs parlent de guerre
Et racontent l’oubli du renouveau

Quel est ce chant au loin
Qui gonfle la voile
Sur le miroir des vivants ?

« Abracadabra » dit l’espoir
À cheval sur la boîte de pandore
…………. qui se cache derrière C

Eh tu viens ?
On va se promener
Eh, tu viens?
On va se baigner?
Mais non je n’ai pas le temps
Tu sais bien ce n’est pas pour le moment
Aujourd’hui, il est question
de laisser le Soleil se reposer, bronzer

C’est pas un peu époustouflant cette histoire-là?
Que la mer prenne le temps de faire la grève,
de mémoire d’éléphant, ça ne s’était jamais vu!

Pour sûr que c’est unique
de 05 à 08 ,
Nous vous proposons:
Concert d’Oiseaux
spéciale dédicace
Pour La Nature!
Que tout renaisse encore plus beau, plus fort

Et que vivent
plus beaux encore …

les bains de minuit en été
l’odeur du jasmin
Ivre de Vie
de la magie d’une chanson
d’un partage, d’un concert, d’un rayon de soleil de mer sur la peau,
de la Course de la Grande Ourse dans l’alignement des planètes

C’est cette pleine Nature en Santé qui reste époustouflante

Alors préservons-là à jamais
Dès demain, on reprendra le chemin

……. qui se cache derrière D

Une auteure- spectatrice amie vient danser sur les premiers vers ( qui est-elle?),
tandis-que 4 Z attend au clair de lune que la création collective soit enfin sur le site de Poésie Fertile

Mets ta morphose

Une ondulation étrange s’empare du tronc
Relayée par des vibrations au sol
Le pan de la colline s’ébroue
Poissons et papillons s’élancent vers
Le seul nuage présent
Les murs se teintent de rouge vif
Et de la cheminée apparaît
L’être enfoui depuis toujours
Celui qui chuchote aux bûches dans la flamme
Celui que l’on voit les yeux enfin ouverts

*** ***
Mets ta morphose,

Dans ta poche, quelque part
Sous le mouchoir
A l’abri peut-elle grandir ?
Devenir autre que toi ?
Certain répondrait cloporte
Un autre mystère
Patiente, tu verras bien
En fouillant qu’il n’y avait
Rien à voir…
*** ***

Il est l’heure
du vol bleu
des rêves oranges
il est temps
de faire un vœux
avant de se nicher dans la grange
demain sera un jour nouveau
avant de tomber dans les bras de Morphée
je vous parle d’art
sans quoi la vie ne serait que peu de chose
parfois pour aller vers demain
on doit laisser quelques doses
de ses rêves au placard
Ce matin je lèverai le poing
pour redire mon espoir
de transformer la lutte
en réelle métamorphose
d’une envolée vers des jours meilleurs.

Par ordre d’apparition de cette artistique métamorphose: Éclaircie, Phoenixs et Marjolaine puis Elisa Plume Bleue et 4Z veillent