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Papier de soi ( PQ =publicité qualifiée)

Si je vous dis que ça sert à se sécher les mains, à se moucher le nez, à nettoyer un pare-brise, à s’essuyer la bouche après manger, les yeux quand on est triste et qu’on l’utilise même dans les cabinets. Qu’est-ce que c’est ?

Eh bien, il peut s’agir du papier hygiénique, de l’essuie-tout ou de mouchoir. Ne confondez surtout pas ! C’est fait de la même matière, ça a presque la même forme, la même épaisseur, parfois la même couleur et les tailles sont voisines. La seule chose qui change vraiment, c’est l’endroit où on l’utilise et de là :  le nom.

Car bien que le rôle de ces papiers soit le même pour tous, on nous a bien fait sentir qu’il fallait en utiliser un de type différent pour chaque endroit du corps.

L’époque est à la nature et ses besoins tiennent le haut du pavé ; après les chiens, les hommes, apprenons-nous le caniveau !

Pour vendre une multitude de produits, on fait la promotion de certains besoins. Ainsi ce qu’on cachait discrètement il y a quelques années s’affiche en plein vent. Publicité oblige !

Les fibres et les broyeurs ont fait de ces fonctions obligatoires, des préoccupations naturelles. Et puis quoi ! Qu’est-ce que c’est que ces gens qui se torcheraient le nez au P.Q. Le papier toilette, même neuf, c’est déjà sale…

Les multinationales exportent, bien sûr, ces morales bêtes et l’instituteur,  qui veut prêcher plus haut que son culte, les transforme en nobles idées. En fait , il se fait piagé.  Vive les serviettes en papier, les mouchoirs, les essuie-tout et les essuie-reins…

Une chose pour chaque chose, c’est le principe de la cellulose !

Et puis quoi, le but des publicitaires n’est-il pas d’éponger le liquide des clients !

Sapaulin de Glécy