Bonjour aux petites fées fertiles

Me voici dans la cour des grandes !
Comme j’aime les regarder, me délecter de leurs jeux de marelles.
A cloche-pied, elles excellent en poussant leurs petits cailloux sur le chemin de terre à ciel…

Il faut que les récréations s’éternisent, elles nous consolent de tant de choses…

Parfois, de là-haut, un lutin sourit de leurs amusements en se balançant sur son perchoir.

De l’autre côté du miroir, un souffle de vent les emporte et les transporte dans des voyages pleins d’images.
Leurs âmes douces habillent l’harmonie de ce lieu et leur poésie est enchantement : volutes joyeuses, hymnes de joie, bonbons tendres, douceurs blondes.

A mes belles amies de plume qui ont gardé la clé de l’imaginaire…

Kiproko vous rapporte une boîte de craies (pour la marelle) !

L’inconsolée

Les hiéroglyphes me semblent encore trop imprégnés de vacuité pour oser les dessiner sur les premières pages.
L’alphabet par son absence n’efface pas l’appréhension du néant, ou plutôt la certitude du néant.

Quant à la vraie page, palpable, froissable, déchirable, charitable, juillet sur ma fenêtre l’emprisonne contre les volets clos.

Comment revivre la chaleur si tu as froid ?

Les volumes se déforment sans jamais devenir livre ouvert.
La positivité s’est fait la malle, cependant qu’elle ne hante pas le train, ni les gares pas plus qu’une quelconque consigne.

Et les rivières ignorent toujours la raison de leur flux ; l’aval, l’amont, leur indiffèrent. La déclivité, seule valeur sûre.

Tout le reste n’est que paroles, paroles, par-delà le vacarme de l’éloignement.

Enfin! La Vie!

Fenêtre ouverte sur la vie, la vie claire des nuits blanches
Où l’ombre de la moindre lettre grandit et protège l’éphémère
L’éphémère éphémère
Là, aimer n’a d’autre sens que marié à la chrysalide
S’extirper de l’avant chenille
De cet œuf d’amour sorti de l’eau
Avec les teintes de sa vie
Ne pas oublier ce que l’on se propose d’être

Un tout petit vers prend son envol
Le flou de nos têtes incapable d’y voir
Autre chose qu’un signe prémonitoire
Quand l’amour est la vie
Mais la vie plus l’amour du tout

… …………………. ……………….. ……………….

Bruissement d’elle,

Il semble que tu battes en chacun
Avec plus ou moins de force
Sous le pollen des jours
L’écorce des instants
On dit que tu es essentielle à l’essence d’être
Vive dans le sang qui perle aux paupières
Sous le pas léger des fugaces
Traverseurs de scènes, passeurs de songes
Tu les pousses en apparence
Alors qu’ils dorment immobiles au creux d’un papillon
Epinglé.

…………………. ……………….. ………………..

J’aurais aimé, bien sûr, parler de la vie, des papillons et de l’amour. Ne pas penser à la poussière qui succède aux ailes. Ne pas me souvenir des cadres entrevus dans lesquels l’amour monarque, gendarme, de Madagascar ou bleu était cloué comme un pauvre petit dieu fragile, et impuissant.

J’aurais apprécié d’ouvrir une fenêtre sur le passé, pour laisser s’enfuir les fantômes du présent. Comme il aurait été doux d’enlacer le premier mot, de s’y accrocher comme à une bouée salvatrice : « Enfin » !

Mais dans l’arbre, les visages se succèdent. Quelques êtres, sans doute incommodés par la chaleur et le manque d’eau, se sont réfugiés là, entre le dedans et le dehors, entre le réel et l’irréel. Assoupis, bienveillants, inquiétants…

J’aurais aimé, bien sûr, parler de la vie, des papillons et de l’amour…

 

… …………………. ……………….. ………………..

Un matin, on se réveille, on court                                                                                ouvrir les volets de sa chambre, on a 10 ans.                                                                      Tout est beau, Tout est Possible, tout est GRAND!

Un matin, on se réveille, on a le cœur qui bat                                                                   la chamade, on fait des plans sur la comète, on a 20 ans.                                             On veut tout connaitre, tout découvrir et rien ne nous arrête

Un matin, on se réveille, on court                                                                                 après le temps qui passe – Métro- boulot- do do- on a 40 ans                                         on manque oublier d’respirer le Vrai air

Un matin, au réveil, on reste en suspend                                                                         on voit passer un papillon qui virevolte, tourbillonne, prend son temps, on a 50 ans.
C’est la fête dans sa tête, c’est le plus heureux des bonhommes

Un matin, on se réveille, on est un peu ce papillon, on prend le temps                        d’écouter l’harmonie du moment, on est tous les âges réunis                                          et dans un sourire de silence plein, on entend quelqu’un nous chanter:
 » VIVI I TUOI SOGNI »

Et comme en écho de répondre Et si c’était ça aussi la Vie? Amoureux ou pas?        Enfin! La Vie! Vivons nos rêves pour vivre                                                                   Pleinement nos vies en Sourire Harmonie

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Cette semaine nous avons voyagé, Eclaircie, Elisa R, Phoenixs et Marjolaine en prenant place sur le dos d’un papillon multicolore qu nous permet selon le regard de chacune de dire ce que c’est: » Enfin la Vie! »

Un grand Merci à chacune pour ce magnifique partage!

 

 

 

J’ai corrigé pour rajouter  » à plusieurs mains » et mettre le texte qu’Elisa souhaitait, tout en enlevant pour ma partie une faute d’accent; voilà qui est réparé! Bonne soirée et à bientôt pour la suite du partage!

Diane di Palma (« Femmes de la Beat génération »)

Pas d’problème Poème de fête

premier verre cassé sur le patio pas d’problème
crème aigre pour légumes oubliée pas d’problème
mâchoire inférieure serrée de Lewis MacAdam pas d’problème
flics arrivant pour voir la danseuse du ventre pas d’problème
sacs plastique de glace fondue pas d’problème
vin sur la nappe ancienne pas d’problème
sono qui grésille pas d’problème
chien du voisin pas d’problème
intervieweur de Berkeley Barb pas d’problème
plus de bière pas d’problème
pas assez de dope pas d’problème
regards torves à Naropa pas d’problème
mégots sur les autels pas d’problème
Marilyn qui vomit dans le pot de fleurs pas d’problème
Phoebe qui renonce à l’amour pas d’problème
Lewis qui renonce à Phoebe pas d’problème
des fantômes affamés pas d’problème
pas d’enfants pas d’problème
chaleur pas d’problème
pénombre pas d’problème
arnica répandu sur le tapis de nylon pas d’problème
cendres dans un bol d’os blanchi & baies de genièvre pas d’problème
cassette perdue de Satie pas d’problème
perdre son sang-froid pas d’problème
arrogance pas d’problème
casiers de canettes de bière & bouteilles de vin vides pas d’problème
milliers de gobelets en polystyrène pas d’problème
Gregory Corso pas d’problème
Allen Ginsberg pas d’problème
Diane di Prima pas d’problème
les veines d’Anne Waldman pas d’problème
l’anniversaire de Dick Gallup pas d’problème
le peyotl & le rhum de Joanne Kyger pas d’problème
vin pas d’problème
coca-cola pas d’problème
fricoter dans le gazon mouillé pas d’problème
être à court de papier toilette pas d’problème
massacre de la menthe pouliot pas d’problème
épingle à cheveux cassée pas d’problème
paranoïa pas d’problème
claustrophobie pas d’problème
grandir dans les rues de Brooklyn pas d’problème
grandir au Tibet pas d’problème
grandir à Chicano Texas pas d’problème
faire la danse du ventre c’est sûr pas d’problème
tout comprendre pas d’problème
tout laisser tomber pas d’problème
tout donner pas d’problème
dévorer tout ce qui passe pas d’problème
quoi d’autre dans le réfrigérateur d’Allen?
quoi d’autre dans le placard d’Anne?
que sais-tu que tu ne m’aies pas encore raconté?
pas d’problème.   pas d’problème.   pas d’problème.

rester un jour de plus pas d’problème
se casser de la ville pas d’problème
dire la vérité, presque pas d’problème
facile de rester éveillé
facile d’aller se coucher
facile de chanter le blues
facile de chanter les sûtras
c’est quoi tout ce fracas ?

ça pourrit – pas d’problème
on met en cartons – pas d’problème
on l’avale avec de l’eau, on l’enferme dans un coffre
on prend vite la fuite   PAS D’PROBLEME

 

Diane di Prima, in Beat Attitude, Femmes poètes de la Beat Generation, anthologie établie par Annalise Mari Pegrum & Sébastien Gavignet, 2018, 208 p., 20€

Billevesées et plus

Billevesée :

Définition :

1- Propos, écrit vide de sens et souvent erroné.

Synonymes. baliverne, faribole, sornette.

2 – Par extension : Idée, comportement, occupation ou préoccupation frivole, sans fondement réel.

Synonyme. chimère, futilité, niaiserie.

 

Source : le site (très bien fait, quoiqu’un peu complexe) CNRTL.

 

Donc, il nous manquait ce lieu, du tout et du n’importe quoi, et même si je n’aime pas ce qui est trop institutionnalisé, je le crée -ce lieu-

 

Le principe :

Vous avez un « truc hyper important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Vous avez un « truc hyper pas important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Bonne visite à tous !

 

Que reste-t-il de la flamme? Maurice Blanchard

(Les barricades mystérieuses)

 

 

Il faut d’abord choisir le point exact d’où l’on doit partir.

Le reste importe peu.
Pas la flèche, mais l’oiseau ! Je suis un oiseau
aveugle au centre de la Terre et je ne puis choisir mon chemin.

Il n’y a pas de chemin.
C’est en allant rechercher mes désirs enfouis que je
me suis perdu. Les arbres s’inclinaient sous la charge
invisible du vent qui passe, les arbres se redressaient,

vainqueurs une fois encore.
La joie était dans les yeux, la joie était dans l’alléluia
du tremble argenté, ce poète de la forêt dont les mains
tour à tour sombres et lumineuses rythment la danse
du devenir, l’innocence retrouvée.

Lever l’encre,

On lève bien les armées
Depuis les temps immémoriaux
Où sortis du ventre du néant
Les hommes ont dû exorciser la peur
Il est encore temps
De renverser la vapeur
De lever l’ancre sans navire
Sans voile sans foc sans étrave sans entrave
Sans proue ni artifice ou artimon
Depuis le hunier jusqu’au fond de la cale
Où se blottissent les animaux blessés ou pas
Ceux que l’on a enfermés là depuis les temps immémoriaux
Où sortis du ventre du néant….
Levons enfin l’encre pour chanter l’alphabet depuis le Z jusqu’au A
Que le phœnix renaisse de ces cendres sous l’éclaircie chagrine
Quand les fleurs du cinéraire jaune sont partie du soleil
****
L’enfant de la mer,

Jette ses coquillages, ses âges
Aux vagues endormies
Pour qu’un jour, un seul
Elles les lui rendent moussus
Intacts sous les algues
Ce seront quelques mots sur la plage
A spirales
De sourire demain

****

Ce matin, c’est décidé
il est grand temps de s’réveiller
et de prendre en main sa Destinée

Alors si t’es d’accord avec ça l’Ami-e-,
lève toi et un peu avant midi
En crie… hié! L’encre aura passé

Aujourd’hui, tu es ton meilleur-e allié-e-
pour naviguer en mer moins noire
et transformer cette blanche page sur le cahier, en espoir

Et! Cadeau de l’hirondelle, d’ici ce soir, si t’es Ok,
tu auras une plume nouvelle,
pour voyager au cœur de ton histoire ,
plus C. O.L.O.R.E.E

Alors?! Tu t’invites?! Le voyage vient tout juste de commencer

Un petit trio sur la barque d’un été nouveau. Eclaircie, bibi, Marjolaine. Nous attendons sur le pont Elisa et d’autres marins des mots.

Une pensée à 4Z qui veille sur l’équipage 😉

Brèves de plage-page-nuit

Un nouvel espace s’ouvre à nous-vous.

Publier ici de courts textes -moins de 1000 caractères est un bon format- d’humeur, d’humour, en prose, poétique ou pas, à l’endroit, à l’envers et contre tout, pour, contre ? pour se faire plaisir et nous faire plaisir.

 

Chacun bien sûr peut commenter ce qu’il lit et chaque passant peut faire de même, commenter mais aussi offrir sa contribution.

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