Jean-Claude Barbé- Éclairante

Moi Eclairante

Je suis

Fille de l’éclair et de la foudre

Par les nuits d’orage vous me verrez coudre

Mon linceul

Le ciel que je lessive est mon seul

Amour

Regardez-moi tordre les nuages

Pour en extraire le jus

Écoutez-moi chanter les louanges

De la mer qui se met au garde-à-vous

Pour saluer ma couronne et mon sceptre dérisoires

Respirez ma fourrure

dans laquelle se perdent et se heurtent

Les vaisseaux aux ailes de marbre

C’est vrai j’effraie les arbres

Ils se rétractent sous mon regard lubrique

Ils s’envolent à la vue de mes ongles sculptés

Ils deviennent des planches étroites

Entre lesquelles je m’allonge

Pendant l’éternité

Mais l’éternité ne dure que le temps

De presser un citron

Allons

Si l’on doit me voir traire la lune

Que pensera-t-on de moi

Je fais le ménage au paradis

Dieu n’a qu’à bien se tenir

S’il ne veut pas que je l’aspire

Avec la poussière des astres

…extrait du recueil « Des vagues » Poésie 1998-2008

Rosaces et plis ourlés

Depuis des doigts juvéniles ou des mains déformées par le temps

La fine ouvrage s’étale sur le genou

Emerge du fuseau

Jusqu’à masquer le regard en un grillage vil

Quand jamais l’œil ne sera clos

Infatigable à dessiner au-delà des prisons

Rosaces échappées des églises

Sans chaîne ni trame

Non plus d’entrave

Voile devant un soleil impitoyable

Mantille amovible au gré du jour

Reflet projeté dansant sur l’ondulation de la lumière

***
Dentelles de chien,

.

Sous l’orage la pâleur des plis

Ourlés

Les petits soleils tournant

Courts

Les miettes de vagabondages

Égrainés

Par des mains distraites

Les fissures tissées jour à contre-jour

A travers lesquelles

Tu cherches l’araignée taquine

Qui coupera ton fil

Sans un bruit…

***

Un duo Phoenixs/Éclaircie

Tandis sur Marjolaine et Élisa maintiennent le fil, 4z se rit de nos jours.

Soleil le vent

Un petit soleil sans canicule

Soleil le vent,
Passe dans tes frisures
De miettes laissées par les vagabonds
Volatiles distraits
Dans le couchant
La lente marche sous les rideaux
A commencé
Tu prends une dernière pose
Le verre absorbe les derniers rayons
Facétieux
Briller n’est pas jouer.

C’est une promesse
Un tête à tête renouvelé chaque jour
Depuis si longtemps.
Soleil levant
Qui découpe l’horizon en trois crêtes merveilleuses.
Ici, il illumine d’abord les plaques de marbre
Comme s’il voulait les consoler
Leur dire « je ne vous oublie pas »
Puis il s’élance dans le ciel
Jouant de toutes les nuances de ses couleurs
Sur le ciel encore pâle qui plus tard sera bleu.

en début de printemps, lorsqu’il est signe de renaissance et d’éclosion.

Soleil levant, soleil brûlant

Soleil rouge noir ou vert

Boule de feu affamée de nos vies

Quand même son reflet dans l’étang

Irradie les iris et les pupilles

Trop violent pour guider le marin

Ailleurs que dans l’oubli

Nos prières pour son éclat sur la neige

Son halo léger ouvrant le chemin à l’enfant

Son ocre couchant avant l’aube calme

Ne seront-elles que vaines et illusoires ?

Le voilà
qui pointe le bout de son nez
Tout le monde l’appelle
tout le monde l’attend.
Et maintenant
qu’il est bien réveillé.
Tout le monde le fuit.
Tout s’emmêle dans la tête des gens
Avant c’était bronzage à tout pris
Aujourd’hui c’est sauve qui peut
et Vive la Vie!

Par ordre d’apparition, le Soleil levant dans le vent Phoenixs, Elisa, Eclaircie Marjolaine  et Plume Bleue qui se détendent en profitant des premiers rayons du soleil du matin, tandis que 4 Z écoute la conférence de Soleil levant!
Bonne lecture à toutes et à bientôt pour la suite des épisodes!
Le titre m’est inspiré par Phoenixs

Je te plumerai,

Je te plumerai,

Dans la toile fine des invisibles

Tu voles de long en large

L’espace dépecé rogne tes ailes

Tu bats du chant au matin

Libre de t’égosiller en vain

L’horizon pâle tendu

N’est que copie médiocre

D’un fabuleux hasard barbelé

Par les oiseleurs…

*

Derrière le miroir les oiseaux se jouent

Des pièges des oiseleurs

Leurs ailes largement déployées

Abritent les pépiements

Les spirales et les arcs

Tous les ballets de liberté

Plumes multicolores

Dans les matins cendrés

*

Arrêtons de s’faire plumer

Ah! Je t’ai vu.

LOUp, n’aies pas peur, ne te caches plus.

ET si on regardait un peu au-delà des apparences …

TE rends-tu compte de ce qu’on pourrait trouver?

Tous les oiseaux

de toutes les contrées

de tous les pays

prendraient leur envol

Direction la Forêt … Et …

Les frontières disparaitraient

Au profit d’un seul pays

qui serait reconstruit

Qu’elle chance

on aurait!

Chouettes et Alouettes

Enfin iraient virevolter,

gaiement festoyer

sans plus jamais se soucier

des chasseurs de têtes

qui jadis voulurent plumer

les gentilles alouettes.

Morale de l’histoire:

Ne pas se fier au destin tout tracé des chansons …

Parfois ce sont les animaux qu’on voulait plumer

qui finissent par nous clouer le bec de par leur intelligence, leur amitié et leur solidarité.

*

Le matin effaçait les ombres.

Les rêves et les cauchemars bien rangés sous l’oreiller

Nous bondissions hors du sommeil

Prêts à affronter l’été, à jouer dans les hautes herbes

A laisser s’envoler nos rires au milieu des trilles des oiseaux.

Parfois, revenant de ces expéditions en plein air,

L’un d’entre nous se faufilait jusqu’au grand placard de la cuisine

Et passait sa tête entre les deux portes entrouvertes

Pour voir si le père, en rentrant de sa nuit,

N’avait pas déposé, encore emballés d’un papier bien plié,

Les deux tartines intactes : notre pain d’alouette…

*

Par ordre d’apparition (et d’écriture) : Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Elisa.

Merci à Phoenixs pour le titre.

L’élégance des lumières,

L’élégance des lumières,

Certains mots, après avoir longtemps volé très haut dans les nuages blancs, se posent près de nous. Sur une branche, sur le dossier d’une chaise de jardin, sur un sol fraîchement remué.

C’est à chaque fois un petit miracle que, pour ne pas interrompre, nous contemplons immobiles. Même notre respiration se fait plus discrète car rien ne doit troubler le mot.

Celui-là est de ceux qui émerveillent. Longtemps captif dans une cage, dorée mais toujours close, il vivait dans le luxe capiteux des odeurs bien nées. A présent, privé d’une lettre, abandonnée pour franchir les barreaux, il est accompagné des senteurs boisées de son nouvel habitat, de celles des terres humides, des fleurs indomptées, des sols tapissés d’herbes inventives.

Son dos est parsemé de lettres qui composent, au gré des lumières, des poèmes différents, un peu sombres mais brillants.

Lorsque le mot s’envole, il nous semble distinguer, au moment où il touche le ciel, la silhouette très fine d’une femme, élégante.

Et nous restons là, tête inclinée. Au sol mais plus légers.

****

Enfouie

au plus profond de ma mémoire

ressurgissent

les couleurs parfumées de l’enfance 

Quelques notes fraisées

se rappellent à mon doux palais

et  j’hume, déambulant

dans le jardin d’été,

les fières tomates grimpantes

et les odorants rosiers multicolores …

avant de revenir en courant

savourer avec plaisir

ce merveilleux sorbet aux fraises

de mes tendres années.

Lorsque on y repense

toutes ces fragrances

font de nous ce que nous sommes

Il suffit de presque rien

une note, un doux parfum

pour nous voir replonger

dans le grimoire de notre histoire …

De l’enfance à l’amour

il n’y a qu’un pas,

tout est question d’attirance

tout résonne

qu’est-ce que tu sens bon

je m’sens bien à tes côtés

et si on plongeait

dans notre voyage d’amour qui nait, en fragrance?

Dans le fond, nez contre nez, que t’en penses?

****

Un petit air(r) s’est envolé

Chargé d’effluves

Pour égayer les cerveaux aseptisés

Le dictionnaire et l’académie

Offrir la légèreté au printemps

Qui fleure la hâte et le bonheur

Des senteurs mêlées de toutes les teintes

Tandis que les fruits lourds et charnus

Guettent le soleil à son zénith

Embaumant jusqu’à la nuit

Sous la lune gourmande et câline

****

Roulez mécaniques fantômes

A pleine allure en matin métal

Plomb confondu

Avec l’or des haleines sèches

L’essence sème le trouble

Sur les routes rectilignes

Dont le parfum se perd

En bitume froid

Sur nos chemins incolores

****

Par ordre d’apparition : Elisa, Marjo, Eclaircie et bibi, sans oublier Plume bleue qui parfume son encre et 4Z le  » nez  » du petit cercle des parfumeuses…

Souffle

On l’analyse

Comme le cadavre froid d’un autre temps

L’écoute-t-on ?

Il réconforte d’une caresse le vivant qui doute

Joue avec les enfants

Les pousse, les retient, les décoiffe

Jusqu’aux éclats de rire

Il prévient des dangers qu’il a vus par le monde

S’agace de l’inertie, s’arc-boute contre l’idiotie

En vain

Sa colère se déploie. Jusqu’à la furie.

Puis il redevient ce souffle amical et doux

Qui nous reconnaît.

***
Partir au petit trot

Sur les chaussées nues

Le long des vols d’oiseaux

Ensommeillés

Foulées lentes allongées

Sous l’aile blanche du voyageur

Tu retiens ta vie en buée

Légère sous la force du pas

Qui te pousse…

***

Harpe blottie au creux des forêts

Vent d’est ou du nord tantôt léger tantôt violent

La musique se déploie

Souffle ou vibration

Lorsque l’air s’engouffre ou se faufile

 Dans le sentier caillouteux

Sur les grandes avenues

Le ciel aura le dernier mot bien après l’homme

Essoufflé dans sa boulimie

Quand la lune inspirée toujours caressera la mer

***

Petite bulle d’air

prend son envol

lentement

au rythme de son sculpteur

.

Les bulles de savon

quand à elles

prennent un peu de hauteur

avant de finir

leur course folle

dans les mains de petites filles modèles

qui sentent bon le souffle chaud de la bonté

.

et en cette heure bien avancée

où tout est calme et reposé

après la longue farandole dans la diversité ou l’adversité

il est temps de trinquer au verre de l’amitié

en pensant aux souffleurs de rêves

venus de Biot

qui apportent par leur magie

une pause, un  peu de réconfort et de bol

.

Du premier souffle(ur) de la vie

au dernier râle(ur)

tout est énergie

et tout est permis pour le meilleur et le meilleur

comme on dit si bien:

souffler n’est pas jouer

Alors à présent

respirons, soufflons en pleine conscience

et, tous ensemble, tout simplement vivons jouons chaque instant

pleinement dans un souffle d’or,

tu dors?

***

Par les plumes inspirées :

Élisa, Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Kiproko à portée de voix et 4Z inspirant, à portée de silence.

Une petite loupiote sur la lune. Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire Sans oublier… Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse. Dans ce chant d’ailes.

Une petite loupiote sur la lune.
Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire
Sans oublier…
Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse.
Dans ce chant d’ailes …

Qui tient la chandelle ?
Pas moi, pas moi
C’est Pierrot le farineux
Au bord du cratère
Qui éclaire le noir
A la lune éteinte
Peine perdue sous le masque
Coule la cire
Triste hélas d’être sans chère
A réchauffer…
……….

Dans l’ombre du sous-bois, des fleurs blanches s’élèvent
Sortes de petits fantômes facétieux
Qui troublent la sagesse du monde réel
Comme un souffle léger sur une onde assoupie.
Sous la lumière du soleil ou celle de la lune
Elles jouent à ressembler aux chandelles chaleureuses
Qui éclairent et égayent l’obscure solitude de nos errances.
……….

Chandelle morte ou flamme vive
La plume poursuit le ciel
À la recherche d’un regard
Un jour éteint
Trop vite trop tôt
Et si les chants envahissent
La nue
Les lourdes pierres pavent les chemins
Recelant des brins de cri
Appel à la lumière vacillante et frêle
Gagner la lune parée de vie
……….

Allez! Hop!
Tout le monde allongé sur le dos
les pieds étirés vers le ciel
on se met en
chant-d’ailes
Relâchement
Étirement
Respiration
Le jeu en vaut-il la chandelle?
Inspiration
Renouvellement
Recentrage sur les choses essentielles
Oui, assurément
……….

Le titre est éclairé par Phoenixs, Elisa, Eclaircie et Marjolaine
et cette Chandelle est dans le même ordre d’apparition .
Kiproko dans la lumière se joint à nous pour écouter les sons de la nuit.
Et 4Z veille à ce que la chandelle du P’tit Prince reste bien allumée pour tous les amis.

Ritourn’elles

Cirque à clique,

.

Sur ton petit cheval

Mécanique

Tourne ton avenir rythmé

Par les cymbales ironiques

De ton acmé

Tu parais au fil du tournis

Tantôt sourire

Tantôt grimace

Selon que l’enfant en face

De toi écoute

La grinçante ritournelle

De votre farce.

*

Dans la rue

Un musicien

tourne la manivelle

d’un orgue de barbarie

.

D’une chanson bien connue,

Il fredonne avec ses amis

l’air du refrain de la vie

.

Au même moment

Des enfants

Dansent la tarentelle

Et reprennent à tue-tête

La ritournelle de l’amitié.

*

Elle rit

Elle tourne

Elle envahit les impasses, les avenues

Et les cerveaux

Pris d’une envie de danser

De s’étourdir et de se griser

Leitmotiv des joies

Des enfants, des manants et des amants

Aile accueillante pour les voyages immobiles

Pour le recueillement, le mouvement

Les souvenirs d’avant la vie

Les sourires gravés sur la portée des jours ravis

*

Un mot.

Un mot comme un oiseau, comme un air léger et doux

Qui logerait dans une chambre du cerveau.

Un mot épanoui aux joues roses de plaisir

Qui tournerait en riant sur des chevaux de bois.

Un mot coloré

Qui laisserait sur la langue un goût de friandise

Et sur la peau la fraîcheur d’un soir d’été.

*

Une ritournelle esquissée par Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie et Élisa.

Que ces mots parviennent à la sensible et douce Plume Bleue.

4Z n’est jamais loin.

Morceau de ciel en frac,


La poésie se niche dans les mots légers.

Ceux qui font lever les yeux vers l’océan bleu de l’été qui s’installe.

Ceux qui donnent au sordide une apparente douceur

Inattendue, fragile.

Ce sont des petites fées, invisibles et sonores.

Seuls les rêveurs, qui comptent sur leurs doigts et mangent sur la lune,

Les aperçoivent parfois.

Petits vagabonds serrés les uns contre les autres sous les jupes d’un pont.

Policiers à vélo en bel habit découpé dans un morceau de ciel

Beaux jours qui reviennent, à tire d’ailes d’oiseaux volant haut sur nos rêves.

****

Tu prends la fenêtre

Tu l’ouvres tôt

Quand tes congénères dorment

Debout

La tête en avant

Tu t’assieds ou t’assois

Comme tu veux

Tu loges près des branches anciennes

Exprès

Pour voir le chant arc en ciel des chœurs

Emplumés

Sans lesquels le monde serait clos

Sur l’assourdissant

Et tu te tais enfin de connaître

Un peu de joie ailée

****

Vous êtes prêts?!

Attachez vos ceintures;

Décollage immédiat

A tire d’ailes …

Direction Liberté

Printemps Eté

le voyage peut enfin commencer!

Pour les petiots

tout est nouveau;

pour les plus anciens

tout reste beau …

sur le chemin retrouvé des vacances

tous les oiseaux

prennent le bateau!

Sur l’Espérance

les Hirondelles

mènent le débat:

aller aux Iles Seychelles

ou aux Canaries?

Pour nos amies demoiselles

tout est permis! du moment qu’on rit avec ses amis!

****

Habillée d’un frac

Les longs voyages sont ton lot

Dis-moi les collines les montagnes les bois et les océans

Les lieux hostiles sans reposoir

Les ciels vides d’insectes

Je me souviens

Enfant

Des joyeuses portées que tu dessinais

Le long du moindre fil suspendu

De tes nids dans l’étable

De tes départs aux airs tristes et de tes retours

Emplissant d’espoir la saison à venir

En compagnes de route : Elisa, bibi, Eclaircie et Marjolaine

Le titre : un peu d’Elisa, un peu d’Eclaircie.

Que ces oiseaux portent leur message à 4Z et Plume bleue

Le chant des sphères

Anaximandre chante

La tête dans le cosmos, les oreilles en sommeil, sa voix glisse sur l’air, en fait ressortir chaque aspérité. Long criaillement que lui seul n’entend pas, son chant dérange, éveille mais ne sauve pas.

 .

Il est trop tôt.

 .

La lune veille sur les secrets de la sphère céleste.

Quelques cailloux en poche, les enfants courent dans leurs rêves sur les étoiles froides qui peuplent l’immensité.

 .

Anaximandre sourit.

*

*
Sphère, hic,

 .

Petite boule rondement menée

Tourne sous tes pas

La direction décline tout axe

Qui perdrait ta marche

A tes côtés, lourde et obscure

Ton espèce t’accompagne

Angles morts surtout

Dans lesquels tu viens buter.

Il te reste l’espace pour aérer tes mouvements

Si tu quittes le manège…

*

S’inscrire

dans l’ère du temps …

Jongler

avec les boules de feu et de massues, sans se faire matraquer…

Sourire

à tous ces gens

qui ne voient qu’une seule chose: se hisser dans la sphère politicoéconomico

et gagner à tout prix et encore gagner on ne sait trop quoi …

Gagner à se faire connaitre ici ou ailleurs, peut-être …

.

Tandis-que l’enfant ou l’artiste

questionne, interroge, construit

cherche à partir du sable à dessiner                               

une nouvelle piste, un autre  univers;

à  créer un chemin dans cette sphère sociale

aux multiples visages, intersidéral …

Cherche à sculpter dans la glaise ou la glace

la sphère

qui rendra à chacun sa place

dans l’univers

.

Et où tous ensemble, on sera enfin à l’aise

*

Minuscule point à l’horizon

L’œil le distingue à peine

Avant qu’insensiblement il se rapproche

Se teinte

S’anime de musique et de mouvements

Pour éclater dans la splendeur d’un feu d’artifice

Et finalement se perdre dans un lointain incertain

Entraînant la sphère terre à son chaos d’origine

*

Avec les voix de

Élisa,

Phoenixs,

Marjolaine

Éclaircie

*

Et celle absente mais bienveillante de 4z2a84

*

Kiproko n’est pas loin.