Quand il aura grandi…

Veiller l’enfant qui dort tout  au bout de la nuit

Ecouter son sommeil sans faire le moindre bruit

Et l’aurore venue penchée sur son éveil

Admirer son regard briller tel un soleil

.

Un enfant qui s’éveille, promesse de bon mot

Il court dans le jardin, tombe dans le préau

Il a besoin de soins et se tourne  vers vous

Sa mère bien-aimée  tendant ses bras si doux

.

Il a croisé ses mains autour de votre cou

Vous avez caressé ce cheveu un peu fou

Il a tout oublié, ne songe qu’à ses jeux

Il vous faut profiter de ces moments heureux

.

C’est vous qui rêverez, quand il aura grandi

Au souvenir lointain de cet élan brandi

Qui le faisait presser sa tête vagabonde

Avant de s’en aller pour découvrir le monde

6 réponses sur “Quand il aura grandi…”

  1. 4Z2A84 dit :

    Un Héliomel tendre. « L’art d’être grand-père » pourrait aussi bien que la vie avoir inspiré cette charmante composition. On y trouve notamment un hommage aux mères qui n’oublient jamais ce que fut l’enfance de ce garçon ou de cette fille partis – trop vite ? – « découvrir le monde ».

  2. éclaircie dit :

    Toujours émouvante l’évocation de l’enfance qui file si vite et lorsque le rythme régulier de l’alexandrin lui est dédiée, on partage ce regard sur la mère et l’enfant, tendresse et mélancolie mêlées.

  3. Heliomel dit :

    Oui, les enfants partent toujours trop vite, notre consolation: ils disent la même chose quand on disparait…

  4. Elisa-R dit :

    Le ruthme, pourtant régulier, du temps semble parfois s’accélérer…

  5. Elisa-R dit :

    J’étais bien fatiguée hier !!! Le rYthme…

  6. Air-Pur dit :

    « Ils disent la même chose quand on disparait… », sauf qu’à ce moment là, on n’entend plus rien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.