A cheval sur mon piquet,

Je berce ma petite peine
Comme une poupée muette
Dans mes bras raides
Si peu vivants en cercle.

Que croyez-vous qu’elle pleure
Cette petite maquillée de cire ?
Rien d’autre que l’époque dorée
Des soirs en berceau.

De l’anse de nos cœurs
Au lit couché de nos erreurs
L’enfant tranche en peinant
Les cheveux de sa vie

Et danse dans la nuit
Sur une tresse dénouée.

6 réponses sur “A cheval sur mon piquet,”

  1. éclaircie dit :

    Je vois que l’entrée fut réussie, bienvenue ! Phoenixs, avec ce texte au titre très original, comme son contenu d’où émane un air bien mélancolique.

  2. 4Z2A84 dit :

    Une sorte de complainte où tendresse rime avec tristesse. On y perd, on y tranche ses cheveux. Qui ? La poupée ou la maman ?

    « A cheval sur mon bidet
    A cheval sur mon biquet
    A cheval sur mon bonnet
    Quand il trotte il fait des pets
    Prout, prout, prout, cadet »

    Toujours ravi de vous lire, immortels Phoenixs.
    Pourquoi orthographier phénix « phoenix » comme aux Etats-Unis une ville d’Arizona?
    Pur caprice ?

  3. Phoenixs dit :

    Merci pour la petite fille qui tranche ses cheveux avant que les Parques ne le fassent pour elle.
    😉

  4. Heliomel dit :

    Bienvenue Phoenixs, ravi de te voir monter sur le manège!

  5. Elisa-R dit :

    C’est un bonheur de lire, ici aussi, vos poèmes. Chaque lecture surpasse l’autre!

  6. Kiproko dit :

    En toute grâce, douceur et tristesse sont liées comme s’il fallait appliquer de la douceur avant même d’avoir pleuré sa tristesse…mais les mots n’ont pas à plaider leur cause…
    J’aimais déjà le titre et le reste alors…ah ! le reste ? tout votre univers par les mots…
    Ravie de vous avoir lue mais vous le savez bien…

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