Le ventriloque à molette

Poème à plusieurs voix

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Loin du vilebrequin maudit Ferme le gaz à l’arraché

L’ai-je dit l’ai-je dit Où sont mes sandales sur l’azur

Ce que veulent mes joues La semaine prochaine ô avenir

Mon crâne le cuit On ne glisse pas un cake dans une lime

…Fatiguée la pistache Quel scandale le thermomètre

Résume ses volants Oh pardon dit-il à son ombre

Quelque part le tremble erre Des tonnes d’Orphées

Sans diligence aucune Un sucre un seul et trois cercueils

…La courbature invente Punaises je vous aime

Une suite à la pastille Portez le chignon en sautoir

Qui ordonne qu’on puise A six heures la carafe explosa

Dans la gomme un fakir Un œil dans un mouchoir

…Mais l’aube outre son pot Ta voiture a de l’acné

Ne possède qu’un œil On l’a déjà vu dans le mouchoir

Dont la roue se dilapide Les rhumes constipent

Comme un os nostalgique Ses impôts en vers rimés

Si par hasard vous la voyez courir en face du maraîcher

Arrêtez-la, la blonde épine qui me lacère les doigts de pied

Dans un champ Parmentier

Les olifants sonnaient et elle a débarqué en bas de soie

Tout le monde affolé a gloussé de gêne

Si par hasard vous l‘arrêtez

Dites-lui bien que ce matin

Je suis partie dans un kayak qui file sous le rouet

Dites lui bien que toute ma peine

S’en est allée au minotaure

Et que la vie si elle me veut

N’a qu’à me perdre dans d’autres bras

Les sillons de ma terre sont assez profonds

Pour cacher mes peines

Les tentures dansent devant les fenêtres

Pour attirer les passants égarés

Lassés de compter leurs pas les séparant des plages

Qui s’éloignent de peur d’être piétinées

Seuls les trains sont admis sur le sable

Ainsi que les persiennes laissant filtrer le café

Les gares se perdent dans les oreillers

Rembourrés d’écailles multicolores

Pour entendre les vagues dans les nuits sans lune

Les poissons nus entonnent un chant plaintif

Les rues envoûtées se précipitent dans les aquariums

Les portes jalouses refusent de se fermer

Le chef de quai se retourne dans son sommeil

Une sirène au loin annonce le retour de la marée

Les auteurs :

Eclaircie

Tequila

4Z…

On ne sait à qui attribuer quoi.

Mis en page par 4Z

5 réponses sur “Le ventriloque à molette”

  1. Elisa-R dit :

    On passe au fantastique et les vers s’allongent de ceux de l’autre. Cet autre, que l’on prend pour soi dès que les mots sont offerts. Ces poèmes, ce sont de petits trains qui, épris de liberté, choisissent leurs couleurs en fonction des paysages.
    On imaginait tout savoir et l’on découvre l’immensité de nos zones d’ombre. Et de lumières…
    A suivre .
    Je garde ma tête mais je vous tire, une fois encore, mon chapeau de paille.

  2. 4Z2A84 dit :

    Je perds la tête, je mange une fois de plus mon chapeau – un melon, le haut-de-forme étant depuis longtemps digéré.

  3. éclaircie dit :

    Et comment ferons-nous maintenant que le chapeau est englouti ? ah ! oui ! nous suivrons l’homme sans tête en ayant soin de placer les nôtres sous nos ailes.

  4. Elisa-R dit :

    L’homme sans tête, grand volatile des montagnes du Nord, est fantastique et adorerait le melon s’il pouvait en manger…

  5. Phoenixs dit :

    Eh, eh, un cadavre exquis à consommer comme une tablette de vie !

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