Trouvailles en ré mineur, vaille que vaille

Sonores impasses ouvertes                               

Sur les cris

Secousses des voix viriles

Au lever de boules métalliques

Claque la parole roulée dans la sueur

Libérée du maillot

Short, baskets luisantes

Glissé de semelle dans le tympan

Et le merle sous la feuille trille

Son chant mémoire du grand silence

Qui nous faisait écho…

Vaille que vaille

Le trou se creuse

S’est creusé sans y prendre garde

Ne pas perdre pied

Ne pas mettre le pied dans cet abîme

Attendre

Attendre que le temps s’emploie à le combler

Demain ?

Plus tard mais pas encore hier

Retrouver le sol stable

Plus d’aspérités d’ornières ou de béance

Seule la présence jamais en allée

Tous les invités viennent d’arriver.

Les victuailles

sont déposées

sur la table du salon

du jardin.

La fête va bientôt commencer.

On est assis tous en rond

La marmaille court, rie et piaille.

Il fait si chaud qu’on en tombe nos chandails.

Les verres se remplissent lentement de prosecco.

Les chapeaux de paille se sourient et se congratulent …

« Allons les amis », dit notre hôte, se redressant aussitôt.

« Il est grand temps!

Levons nos verres

A nos retrouvailles! »

Le titre appartient à Phoenixs et Eclaircie.

Par ordre d’apparition dans cette composition: Phoenixs, Eclaircie et Marjolaine

Elisa et Kiproko arrivent après avec les gâteaux et

4Z de son côté joue un peu de musique.

Merci pour ce temps de partage et bonne semaine à toutes et à tous !

Bonne lecture et création

2 commentaires sur “Trouvailles en ré mineur, vaille que vaille”

  1. Éclaircie dit :

    Des retrouvailles aussi surréalistes que réalistes. L’ensemble apporte à chaque lecteur, son content de poésie et m’enchante perso !
    Merci !

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