À l’ombre d’avril,

***

Nous marchons sous le zénith noir

Des ailes brisées

Certains se perdent en vol

D’autres en mer lointaine

Quand nous arrivons quelque part

Quelqu’un part ailleurs

Nous croisons nos routes effilochées

Sans un signe demain

Enfoui dans l’ombre avale nos errances

Au soleil des oublis

Et le sentier s’éloigne qui promettait un sens

Au sable…

***

Le regard ombré de la nuit

Protège les secrets des greniers

Sous la poussière inévitable

La lune prend le temps de lire

Les derniers cahiers laissés

Un soir d’été trop chaud

À la lisière de l’aube et du jour

Les esprits s’enlacent

S’épousent et se séparent

Laissant le silence exprimer la lumière

***

La nuit, tous les chats sont gris, et pourtant

A l’ombre d’un sombrero

Un café à la main, dans l’aurore matinale éclairée

Par une grande lueur de lucidité, tout parait moins sombre

Au final.

Un coin de sourire et l’ombre au tableau s’évapore

Qui laisse la place au mystère de la Vie

Qui se réjouit d’être selon les instants

Mi- ombre, mi- lumière

Toujours en présence, en frère.

***

Sous un titre de Phoenixs, nous débutons Avril en ombre et lumière grâce aux plumes de :

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

2 réponses sur “À l’ombre d’avril,”

  1. Phoenixs dit :

    En effet, entre ombre et lumière nous chinoisons les mots petites silhouettes noires de nos voyages intérieurs.
    Plusieurs pensées pour Elisa et Plume bleue.
    4Z, quant à lui, se tient sur le seuil.

  2. Elisa R dit :

    Le titre, à lui seul, peut nourrir un rêveur pendant plusieurs jours. Les poèmes qui le suivent dessinent, et immobiles, font voyager d’un endroit à l’autre.
    Le fil conducteur ressemble à une voix, unique, mélancolique, douce.
    C’est très beau.

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