Pierre qui mousse,

Elle déroule ses éclats, flac, flac

Le long de la pente sèche

Seule sans contretemps

Le ciel dort sur ses deux mystères

Pendant qu’elle suit sa route vagabonde

C’est elle qui t’empêchera de courir

Au creux du talon

Quand elle viendra se blottir

Dans ton soulier

Défait…

***

Au cœur de la pierre hier est gravé

Immobile et silencieux

Dans l’attente d’un sursaut de la montagne

Pour révéler le message

Au tailleur infatigable cherchant la clé

De cette musique inaudible

Qui entoure tous les départs

***

Pierre, dit Pierrot la lune pour les intimes,

jeune mousse de son état,

dût quitter sa terre natale.

Il n’avait pas un cœur de pierre

et une larme c’est fatal

coula jusqu’au parterre ( de fleurs). 

.

Sa route était longue

A chaque croisement,

notre ami se posait

et tout au long du chemin

ses pensées se glissaient en perle de

 rosée dans le verre de chaque petit caillou poli

qu’il croisait.

.

Un matin

il s’entendit appeler plus fort que les autres matins.

il perçut une once de désespoir

de la roche elle-même.

Emmène-moi avec toi

murmura-elle

ne permet-pas qu’on m’exploite.

.

C’est ainsi que Pierre le jeune mousse

et le petit caillou ont roulé

ensemble assez longtemps

jusqu’à ne faire qu’un.

C’est pour cela que depuis, lorsque on est au bord de l’eau,

un peu à l’ombre du soleil du matin,

on peut cueillir

la joie de la Rosée

qui vient se nicher

Là où on ne l’attend pas …

dans une bonne mousse de Maitre Pierre.

***

Le titre nous vient de Phoenixs et la composition revient à

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

3 réponses sur “Pierre qui mousse,”

  1. Éclaircie dit :

    Avec un peu de retard, voici notre composition de la semaine.
    Kiproko en vacances admire des toiles, Élisa va oser ajouter sa pierre à l’édifice, très bientôt.

    Pierre, pierre, belle interprétation de ce mot-prénom qui roule sur la langue et dans les chemins.

  2. Kiproko dit :

    Quelques vers de Pentti Holappa

    L’amour parle sous tant d’apparences.
    Un train illuminé traverse la chair de la nuit sans bruit,
    le ciel se voûte à l’invisible,
    la terre gorgée d’eau halète sans relâche,
    les étoiles frissonnent,
    une ville flamboie au centre névralgique de l’âme.

    Un cri solitaire est emprisonné derrière les dents,
    Il descend la gorge en tourbillonnant puis il arrache les cellules
    dans sa bourrasque jusqu’à l’explosion.

  3. Elisa R dit :

    A l’envers du temps, où suis-je ? Peut-être quand…
    Lorsque les débuts et les fins reprendront leur place, je serai au rendez-vous.
    En attendant, je vous lis. Vos écrits sont un printemps au lever du jour : merci !

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