Cailloux dans la lune,

Il jette des miettes dans le sable

Elle se jette à l’eau

Ils regardent les passants heurter les écrans pâles

Elle lance une bouteille sms

Il efface les messages inconnus

Ils pianotent en zigzaguant

Sur la longue route poussiéreuse

Leurs pas ne laissent

Rien…

***

Rien,

n’est pas 

complètement inexistant.

Puisque dès qu’on l’évoque

Son absence se fait ressentir.

Invariablement

on va parler de ce rien qui nous manque

et qui fait un tout.

C’est 

Tout ou rien! 

me direz-vous

et pourtant…

Lorsque rien de grave 

ne se produit 

Immédiatement

nous voici rassurés.

D’un autre côté…

 Ces p’tits riens,

silences pleins de liens

qui font toute la différence

nous rappellent 

que du Rien 

nait toujours une étincelle

Il nous appartient alors

sans nous nier,

tout en pudeur,

de faire parler 

ces petits riens 

qui nous construisent

pour avancer, tout en douceur, du néant à la lumière.

***

Un imperceptible petit rien

Envahit les bois et les champs

Nulle différence aux yeux du simple passant

Mais les oiseaux le savent

De même tous ceux qui sont partis

Hier ou bien avant vers un néant plus vaste

Une onde relie ici et là-bas

Chargée d’une musique d’eau

D’air et de terre

Pour apprécier toutes ses nuances

On sourit aux enfants et les invite dans les prés

***

Un petit rien

Qui revient

Un basculement

A peine perceptible

Un je ne sais quoi

Qui soulève l’âme

Et rend ton pas léger

Un petit rien

Qui zigzague entre les nuages

***

Le titre appartient à Phoenixs

Les auteurs : Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie, kiproko.

5 réponses sur “Cailloux dans la lune,”

  1. Éclaircie dit :

    Un petit rien et kiproko a été empêchée de publier, j’ai donc pris le relais.
    Bien sûr ces « riens » disent tant , de leurs auteures et de l’espace.

  2. Phoenixs dit :

    De jolis  » riens  » dans un temps que le trop plein gonfle de vent lourd. Bien semés dans les marges ils jalonnent la route de nos hésitations et leur tendent un miroir de vie.
    4Z en sait quelque chose 😉

  3. Kiproko dit :

    Des petits riens, gazouillis d’oiseaux et chants de plumes…qui se partagent la lumière du jour…
    Quant à moi, je sème les mots en route, j’effeuille les syllabes…!!!

  4. Elisa R dit :

    En guise de commentaire, après vos chers écrits, lus chaque semaine ceci, que je n’ai pas jugé assez aimable pour qu’il figure ci-dessus mais que j’ai envie de vous offrir :

    C’est une page lavée de tous ses mots
    Un paysage nouveau chaque jour qui se lève.
    C’est le vide absolu des pensées
    Dans un crâne submergé selon l’heure des marées.
    Ce sont deux mains ouvertes sur des lignes absentes
    Le silence prolongé
    Les nuages dans le ciel.
    Rien. Comme une ombre fidèle qui précède ou qui suit
    Qui protège de tout.
    Ni douleur, ni bonheur. Rien.

    Merci d’être là et d’écrire, pour nous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.