Tarie

Tarie

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Le ciel pourtant bleu n’a pas su attirer le son

Plus loin que la gorge crispée

Le torrent indompté a déserté la ravine

Les roches blanchissent

Comme des poings serrés broyant l’inutile

.

Quelques notes d’accords anciens

Cherchent la paroi lisse ou rugueuse

Pour rebondir en écho

Plus riches de la lumière rasante

Que disperse le soleil surpris par le silence de l’heure

.

Les lits attendent les dormeurs somnambules

Revenus de leurs rêves d’océan

Les oreillers n’étoufferont que les cris

Des fantômes habillés de noir

Qu’ils se dissolvent enfin dans les encriers

4 replies on “Tarie”

  1. tequila dit :

    decidemment Eclaircie, tes images sont de plus en plus fabuleuses

    j’aime la derniere strophe!!

  2. 4Z2A84 dit :

    Le son, les notes, les accords, le silence, les cris…se succèdent dans cette composition énigmatique à laquelle adhèrent les murs – qui ont des oreilles – mais non les somnambules dont on sait qu’un brusque réveil peut leur être fatal.
    Ici les fantômes n’apparaissent pas en drap blanc; ils préfèrent porter le deuil. Les traditions se perdent. Et le domptage des torrents tourne court.

  3. Phoenixs dit :

    Belle chute sans saigner !

  4. eclaircie dit :

    Ravie Téquila, que tu trouves que j’ai évolué. Que les torrents restent indomptés, 4Z, c’est ainsi qu’ils ma plaisent le mieux. Juste de l’encre, Phoenixs, si elle veut bien s’écouler, le papier retient les chutes.

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