Reflets

QUESTIONNEMENT?! …

 

Intérieur?/ Extérieur?

 

Tout est Noir; bleu-gris ou blanc

selon le moment

 

Silence

 

Éparpillement/ Retrouvaille avec Soi

 

D’une phase à l’autre

Tout se répond à l’identique

 

C’est selon comment on éclaire l’instant

qui donne un sens à notre conscience-lumière

qui nous renvoie à notre grille de lecture

 

Que nous apporte cette lecture?

 

Extérieur? Intérieur?

Tout se reflète dans l’Univers

Le Haut est dans l’Eau

Le Bleu dans l’Air

et l’Air passe dans notre émotion

qui vient se refléter dans la Mélodie que notre Âme respire

 

Tout est là,

A portée de main

Et si nous prenions simplement le temps de

ressentir pleinement toute la richesse des reflets de notre Âme

 

en Respirant la Vie

 

PLEINEMENT

****
Reflet inverse,

 

Pendant que tu regardes l’endroit

A l’envers se meuvent les ombres

Eteintes de la vérité

Enfin du presque mensonge nu

Des formes et des êtres que tout agite

Sous l’eau

Miroir opaque derrière lequel flotte

Insensé le sens de ce que tu vois

Fixement sans rien deviner

Des reflets trompeurs sur ta rétine muette

****

Tous les passants ne sont que les reflets d’eux-mêmes

Ainsi le plus petit tête baissée

Dans sa réalité dévale une cascade fraîche

Les trois qui se saluent sont des illusionnistes

Faisant naître de leurs chapeaux vents et marées

Et quelques poissons aux yeux rieurs

Le plus grand avance certes mais il est un arbre

Un arbre centenaire heureux de frôler le ciel de ses branches

Et tous ceux-là sont des trains des ponts et des rivières

À mes yeux entrouverts dans le matin naissant

****

Couleur sépia

Portraits enfantins

Robes fleuries et souliers vernis

Nous sirotions des limonades

Eclats de joie ensoleillés

 

Instants pris à la volée

Primesautières

Nos bras grands ouverts

Soulevaient d’insaisissables nuages

Et nul obstacle ne s’opposait à notre insouciance

Vent de liberté, azur étincelant

 

Dans le rabot du temps

Entre ombre et lumière

S’ouvre parfois la porte des souvenirs

Alors, la mémoire s’attarde

Sur la rive où tout déborde

Il y a comme un miroitement qui pointe

Dessine sa ride qui va s’élargissant

Sur l’onde remuante

Poussée jusqu’au tréfonds de l’âme

 

Passants reflets, éphémères images

Echos surgis du silence

Chatoiements que l’éclair ravive

Dans le rougeoiement du soir

Glissants entre les berges

****

 

Reflets mis en lumière par Marjolaine, Phoenixs, Éclaircie, Kiproko

 

7 replies on “Reflets”

  1. Éclaircie dit :

    Toutes les facettes de nos reflets. J’aime la palette de regards.
    Élisa n’est pas loin, 4z veille sur nous.

  2. Kiproko dit :

    Ce peu de nous qui déboule prolonge nos échos…

  3. Kiproko dit :

    Reflet des choses de Maurice Carême…

    Je suis le reflet des choses ;
    Je ris jusqu’au bout des doigts.
    Je ne suis ni vert, ni rose,
    Je suis vous et je suis moi.

    Hé ! je me métamorphose
    Parfois en petit Chinois,
    Je suis le reflet des choses ;
    Je ris jusqu’au bout des doigts

    Oui, je ris, je ris sans cause
    De tout, de vous et de moi.
    Jamais je ne me repose.
    Je luis partout à la fois.
    Je suis le reflet des choses.

  4. Marjolaine dit :

    Ces reflets n’étaient pas faciles à s’exprimer mais ce fut fort intéressant à construire cette participation et le résultat est vraiment très riche de nos complémentarités! Bravo et merci pour les créations qui font réfléchir d’une semaine à l’autre

  5. Phoenixs dit :

    Vous allez toutes les trois sur le reflet de la lumière, oublieuses des ombres qu’il porte en lui, on reconnaît l’espoir, le  » naissant » sous la plume de vos mots, il m’est difficile de voir l’éclat dans ce monde, et je lis avec d’autant plus d’intérêt vos  » hymnes » à la vie en  » cascade ».
    Je ne doute pas du sourire de 4Z au-dessus de mon épaule. 😉

  6. Elisa R dit :

    Je viens vous lire avec plaisir : bravo, merci !
    Merci pour la lumière, merci pour les ombres.

    • Kiproko dit :

      Chacun sa chimère de Charles Baudelaire

      Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.
      Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain.

      Mais la monstrueuse bête n’était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l’homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s’agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l’homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l’ennemi.
      Je questionnai l’un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu’il n’en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu’évidemment ils allaient quelque part, puisqu’ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

      Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n’avait l’air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu’il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d’aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d’un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

      Et le cortège passa à côté de moi et s’enfonça dans l’atmosphère de l’horizon, à l’endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
      Et pendant quelques instants je m’obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l’irrésistible Indifférence s’abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu’ils ne l’étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.