Fenêtre ouverte sur juillet

 

Bientôt l’avenue de ton absence,
l’étoile de plus
muette
et ces doigts inutiles
effleurant le clavier désert

Les mains n’osent plus
caresser les touches
inutile azerty
l’écho s’écrase contre le mur
sans résonance

Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puits
et son orpheline poulie
les ricochets ne ricochent plus
le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté

S’il vous venait l’idée
d’envoyer un signe
merci, je l’ai reçu.

4 replies on “Fenêtre ouverte sur juillet”

  1. Elisa R dit :

    Jolie fenêtre, ouverte sur le passé et sur l’avenir. Merci Eclaircie.

  2. Éclaircie dit :

    Je te dois le titre, merci Élisa.

  3. Éclaircie dit :

    Les hiéroglyphes me semblent encore trop imprégnés de vacuité pour oser les dessiner sur les premières pages.
    L’alphabet par son absence n’efface pas l’appréhension du néant, ou plutôt la certitude du néant.
    Quant à la vraie page, palpable, froissable, déchirable, charitable, juillet sur ma fenêtre l’emprisonne contre les volets clos.
    Comment revivre la chaleur si tu as froid ?
    Les volumes se déforment sans jamais devenir livre ouvert.
    La positivité s’est fait la malle, cependant qu’elle ne hante pas le train, ni les soutes ni les wagons…

    Et les rivières ignorent toujours la raison de leurs flux ; l’aval, l’amont leur indiffèrent. La déclivité est la seule valeur sûre.
    Tout le reste n’est que paroles, paroles, par delà le vacarme de la douleur.

  4. Phoenixs dit :

    Personne n’est absent il y seulement des plus silencieux que d’autres…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.