Fenêtre ouverte sur juillet

 

Bientôt l’avenue de ton absence,
l’étoile de plus
muette
et ces doigts inutiles
effleurant le clavier désert

Les mains n’osent plus
caresser les touches
inutile azerty
l’écho s’écrase contre le mur
sans résonance

Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puits
et son orpheline poulie
les ricochets ne ricochent plus
le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté

S’il vous venait l’idée
d’envoyer un signe
merci, je l’ai reçu.

6 replies on “Fenêtre ouverte sur juillet”

  1. Elisa R dit :

    Jolie fenêtre, ouverte sur le passé et sur l’avenir. Merci Eclaircie.

  2. Éclaircie dit :

    Je te dois le titre, merci Élisa.

  3. Éclaircie dit :

    Les hiéroglyphes me semblent encore trop imprégnés de vacuité pour oser les dessiner sur les premières pages.
    L’alphabet par son absence n’efface pas l’appréhension du néant, ou plutôt la certitude du néant.
    Quant à la vraie page, palpable, froissable, déchirable, charitable, juillet sur ma fenêtre l’emprisonne contre les volets clos.
    Comment revivre la chaleur si tu as froid ?
    Les volumes se déforment sans jamais devenir livre ouvert.
    La positivité s’est fait la malle, cependant qu’elle ne hante pas le train, ni les soutes ni les wagons…

    Et les rivières ignorent toujours la raison de leurs flux ; l’aval, l’amont leur indiffèrent. La déclivité est la seule valeur sûre.
    Tout le reste n’est que paroles, paroles, par delà le vacarme de la douleur.

  4. Phoenixs dit :

    Personne n’est absent il y seulement des plus silencieux que d’autres…

  5. Yvains dit :

    Je trouve que vous parlez pour beaucoup, là. J’admire la belle simplicité de ce poème. 🙂

    • Éclaircie dit :

      Oh, merci Yvains, c’est un poème qui a été publié sur Oniris, le site de partage où je sévis aussi.
      Là sous ce lien :
      http://www.oniris.be/poesie/eclaircie-cinq-heures-quarante-deux-10440.html
      Il a reçu de très nombreux commentaires sur Oniris intéressants mais sans la valeur émotionnelle, à mes yeux. des deux commentaires ici
      Ici Phoenixs et Élisa, m’ont bien plus touchée, car elle savent ce que ce poème veut dire.

      Le sujet de ce poème : reprendre l’écriture lorsque l’on a perdu sa raison d’écrire, alors oui, pour vous il semble universel, car vous en avez touché l’âme.
      Et merci de l’avoir trouvé simple. Je suis touchée de cet adjectif, car beaucoup sur Oniris, ne se laissent pas envahir par la spontanéité et ne voient avec leur tête que le côté obscur.

      Merci, Yvains, d’avoir accepter de nous rejoindre, ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.