Lire sur les galets, dans les cheveux de la lune, du haut d’une tour, depuis les yeux d’un enfant, etc

Bonjour à tous,

Ici ne sera pas un poème mais un sujet où chacun pourra, s’il le désire, venir partager en commentaire, un poème personnel, un souvenir, une réflexion, un ressenti ou tout autre qu’il aura en souvenir de 4z2a84.

 

Les « PPV », classés dans la catégorie « Plusieurs mains » se poursuivent, le prochain à paraître : le 13 août, dans le même esprit que tous les autres.

Les poèmes de 4z qui y figureront auront été extraits de ci de là parmi l’impressionnante collection de textes que Jean-Claude Barbé a semée sur Poésie Fertile et qui ne demande qu’à germer.

 

Éclaircie

 

Ce sujet sera replacé en première page du site, à chaque nouveau commentaire, ceci afin que les passants sachent, que Poésie-fertile est né, a vécu, vit et vivra grâce à Jean-Claude Barbé, 4z2a84

10 replies on “Lire sur les galets, dans les cheveux de la lune, du haut d’une tour, depuis les yeux d’un enfant, etc”

  1. Phoenixs dit :

    Ici et là sourires dans un coin secret de soi et les invisibles…

  2. Éclaircie dit :

    Lorsque les PPV n’ont que 2 voix :

     » Duo 4z2a84 – Eclaircie

    Des sons indisciplinés s’égarent
    Quand le vent endiablé s’immisce au cœur
    De toutes les conversations comme de toutes les forêts
    Tranche le ronronnement de la moindre voix
    Encore intimidée par les longues nuits
    Où sans dormir les arbres fouillent
    Au plus profond de leurs racines
    S’assurant que la sève protège la fluidité de la vie
    Et saura s’élancer dans tout le lacis des branches
    Que leurs feuilles portent haut les chants confiés à la terre
    Le printemps est à nos portes quand déjà l’hiver convoque ses ouvriers
    Si les saisons se télescopent nous entrerons dans une ère d’où nul ne sort indemne
    Mais s’agit-il de sortir et par quel trou dans un tablier
    Comme on n’en porte plus pour étudier la grâce avec laquelle les étoiles deviennent
    Des absences quand le juge pose l’essentielle question
    La seule qu’illustre un point d’interrogation
    La fumée du cigare allumé entre quatre murs
    Entre quatre planches clouées à la hâte par des caméristes
    Vous connaissez le nom de chacune et moi j’essaie ma nouvelle physionomie devant la glace

    Jean-Claude Barbé et Marie-Claire Bianco, le 11 février 2014

  3. Éclaircie dit :

    Les galets, ce matin, sont bavards. La lune cachée par les nuages émet cependant tant de signes. La tour solide, indestructible, belle, lumineuse, accueillante se fond au décor de ma ruelle. Tout contribue à (me) faire traverser des zones de turbulence.

    De Jean-Claude Barbé, quelqu’un a dit « il est Prince des Poètes ». La citation favorite inscrite sur un réseau social de 4z est :  » « Le rêve est une seconde vie » Gérard de Nerval. »

    Je t’attends ici, Élisa dès que tu peux-veux-souhaite.

  4. Éclaircie dit :

    Deuil en couleur

    « Quel jour sommes-nous ? le huit le neuf le dix ? Brouillard au matin après l’orage. Saint Dominique, Saint Amour, Saint Laurent ; lui ai-je souhaité sa fête ? Un rayon de soleil tenterait de percer si le vent n’était pas amoureux de la lune.
    Les galets, la plage, comment imaginer ? Imaginer l’océan lorsque j’en suis si loin ? Sortir de la spirale du soi-même, voir ailleurs.
    Face à l’est, je ne peux manquer son arrivée ; et si j’ai les yeux baissés ? Pas grave le halo me préviendra. »

    La suite de hasards l’éprouva tant que l’on ne retrouva qu’une petite urne serrée entre deux os blancs.

  5. Elisa-R dit :

    Quel bonheur de lire 4Z (toujours) ! Merci Eclaircie.

  6. Éclaircie dit :

    Le jour est particulier :
    La nuit n’est ni trop fraiche ni trop chaude pour la saison ; je n’ai pas vu d’étoile filante, mais la dernière remarquée date de quelques jours, on ne peut espérer plus de magie. La lune est là, pas entièrement, mais là ; on est le 14 août ; un mois après le 14 juillet ; il y a de la brume sur les carreaux ; il suffit de retirer les lunettes et il n’y a plus cette brume ;

    Et si je tentais d’écrire un texte en prose sans ponctuation aucune dis 4z ce serait innovant ou mille fois lu par J.C. B. et juste une manifestation de mon cerveau sous pression cocotte-minute je n’ai pas le minuteur ni la soupape juste la peine de ne plus t’avoir ici à mes côtés et te dire qu’un mois après c’est toujours aussi douloureux arrête de m’envoyer des signes tu me fais peur continue je ne peux vivre sainement d’esprit sans eux sans toi oui j’ai lu et relu mille fois tu sais que je mens toujours mais il n’y a pas une faute c’est sûr et tu m’as laissée tomber alors les fautes elles me font plus mal encore car elles me restent plantées dans la chair et le cerveau dérangé.

    J’ai mal, je vous adore vous ces proches et ces moins proches de lui.

  7. Elisa-R dit :

    Une main dans la tienne, je chantonne pour ne rien entendre. Le brouillard dans mon crâne tient à distance l’image cruellement nette d’une date qui dérive en silence vers des rives inconnues.
    Ne pas y penser.
    Comme une lune nouvelle dans un ciel un peu triste, un visage souriant se lève à chaque pleine mémoire. Le ressac lancinant vient déchirer la face cachée des falaises mais le sourire de cet astre vient combler chaque faille.
    De l’extérieur, on peut voir un étrange tableau : un ciel noir sans espoir, des falaises spectrales torturées par la houle, une lune double, l’impression d’un silence douloureux, comme une chair à vif …
    Nous savons, nous qui écrivons, tous les possibles. C’est pourquoi désormais chaque lune d’hiver se réchauffera d’un double au sourire chaleureux.

  8. Éclaircie dit :

    Le mail que j’avais préparé pour 4z, le 3 juin, quand j’ai su les dates de son hospitalisation je pensais lui envoyer vers le 14 juillet :
    « N’achète pas le livre de Sonia-Socque, je l’ai commandé pour te l’envoyer. Tu l’auras pour le moment où tu auras envie de le lire. En juin, juillet août, septembre, 2017.2018.2099…mais bien sûr après avoir lu les 150 poèmes que je vais écrire d’ici demain. »

  9. Éclaircie dit :

    Maths élèm’
    Six Heures six, l’heure porte bonheur, c’est un signe, un bon signe ; pas aussi bon que onze heures onze, mais déjà bien ; comment attendre jusqu’à onze heures onze ? Et plus tard encore, treize, quatorze, quinze seize, dix-sept ; tiens ! Dix-sept, tu as entendu déjà une drôle de formule à partir de ce nombre, mais où quand ? Seule, oui seule c’est sûr ; depuis longtemps tu ne peux supporter aucune présence hormis celle des oiseaux et des mails de J.C. B. toujours parvenant à l’heure dite, avant, après la messe, tout juste à la bon ’heure, oui, oui, le bonheur ? Vaste notion complétement inutile ce matin ;

    Se ressaisir, apprivoiser les aiguilles de la pendule, qu’elles stoppent à dix-set-heures dix-sept. Ainsi pas de rendez-vous, rien, rien, ou plutôt tout, tout l’air – le souffle – le mou – extrême – dur.
    Puis se courber à nouveau, oui, mais dessous tout ce que la vie lui a offert de grâce de charme, de beau. Pliée comme un mouchoir repassé, comme celui qui n’a plus de nœud à l’angle et ne se souviens de rien, courbée et pliée, comment accueillera-t-elle le permis de vivre qu’on doit lui décerner à dix-sept heures trente ? Mauvaise heure, mauvais œil

  10. Elisa-R dit :

    Les messages se perdent dans les dédales blancs
    Sur tous les murs, accrochés aux pendules comme des aiguilles, des portraits d’un barbu souriant donnent l’heure. L’heure d’écrire, l’heure de vivre, l’heure d’avancer sans se retourner sans pour autant oublier ou renier quoi ou qui que ce soit.
    Le bagage est conséquent, lourd en apparence mais, lorsque la main se pose sur la poignée,enroulée de sparadrap, le corps s’élève, parfois, l’esprit lui-même se met à flotter jusqu’aux nuages et à leur ribambelle de garnements. Seule la main reste embarrassée du pansement qui finit toujours par coller à la réalité.

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