14 juillet,

Les potes n’attendent pas les feux d’artifice pour s’éteindre
Glisser dans la nuit entre deux sommeils
Pour les porter dans le ciel noir une pensée de Bengale
Grillée à la nuit
Lui restera l’étoile de ma Promenade
Parmi les galets serrés sous l’eau
De là
Il est le tisserand des mots le repêcheur des poissons lune
Le copain à la main tendue
De plume
Sans épines
Ses écrits sont habillés de mémoire
Au vol léger des lucioles…

A 4Z un Paris-Nice sans escale.
17 juillet 2017

5 replies on “14 juillet,”

  1. Elisa-R dit :

    Présent touchant qu’il apprécierait. En attendant de laisser sortir mes mots, en présent déposé là comme une babiole, un caillou ou un mouchoir mouillé, une chanson par une interprète qu’il aimait bien, je crois.

    https://www.youtube.com/watch?v=MeKseTyeevk

  2. Elisa-R dit :

    La mort me donne faim. Une faim sans faim. Impossible à satisfaire. Je cherche sans doute à combler quelque chose… 

    Ta mort est un brouillard blanc qui s’éveille en juillet. Opaque et oppressant, bientôt remplacé par des bruits d’engins agricoles sous un soleil à la fois franc et fragile. Ce matin, tout ressemblait à septembre.

    Tu es mort, depuis trois jours, je te parle encore.

    Les pensées vont à leur guise. Je tente de rester la plus immobile possible afin de ne pas éveiller leur vigilance. Et je reste là, debout dehors, seule sans elles, à contempler l’horizon bien au-delà de ce qu’il prétend être. 

    Je t’ai inventé une voix, celle de ton écriture. Elle est modulée par ton humour, habilement sculptée par ton sourire. Parfois grinçante, elle est d’une pureté naturelle inouïe : l’écriture est en toi. Tu es en elle. Ta voix se glisse dans les alexandrins comme un beau bras de femme dans un long gant de soie.

    Je ne sais pas si tu es mort. Je ne sais pas si je suis triste. Il est midi, assise à la table de cuisine, je vois ma silhouette debout dehors dans le brouillard opaque et blanc du petit matin.

    A 4Z

  3. Éclaircie dit :

    Le grand voilier

    Les arabesques du silence, rêves et mots inachevés

    Suivent la rivière abandonnant sa source

    Les tours s’inclinent sur l’eau paisible

    L’océan à portée du regard accueille la grand-voile

    La lune cette nuit n’a pas quitté le ciel

    Elle chuchote aux oreilles des arbres les chants entraperçus

    Que chaque vague et chaque lame amplifient au lointain

    Et le soleil absorbe le navire …

    À 4z

  4. Éclaircie dit :

    La nuit doucement s’estompe
    Comment ose-t-elle ?
    Les étoiles qui l’accompagnent ne portent pas le deuil
    – Comment osent-elles ?
    L’écran de brume sur mes carreaux ne se distingue déjà plus
    J’entends le ruisseau qui pleure sa pénurie d’eau
    L’inutile habite mes mains
    Mes doigts et les vagues successives qui me bousculent
    Nos voix ont faibli sans se rompre
    La sécheresse envahira-t-elle la demeure ?
    Je sais, j’ai vu hier son rire dans le vent
    Je crie, je vous crie « Holà ! Attendez-moi et
    Partons ! »
    Sur la route à l’instant dessinée

  5. Phoenixs dit :

    Ceux et celles qui tracent leur vie à l’encre jour après jour dans le grand champ de la simplicité ne quittent jamais le sillon tant que l’on suit pas à pas les petites graines par eux et elles semées, que ce soit l’écriture, la musique, la peinture, le théâtre, la danse, toutes ces semailles qui rendent l’être plus brillant dans le couchant de l’humanité.
    4Z est un compagnon partout présent que je lise ou non ces textes, son  » recueil  » est dans le salon, à côté du chat de Siné, pas loin du buste de Beethoven et d’un montage de Matisse.
    Je l’ai posé là sur le marbre gris au-dessus du radiateur. Je ne regarde pas toujours la première de couverture, il est debout tenu par un petit bougeoir en étain qui j’imagine venu du moyen-âge nous servir une âpre piquette pendant que stridulent les cigales et que déjà, quelque part, glisse l’automne et sa mélancolie.

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