En attendant Z

Tic, toc,

 

Sous la tonnelle le temps s’égrène

Nous dévidons l’histoire

Pendue aux aiguilles des à peu-près

Tu te souviens, je me rappelle

On rit ensemble

Sous la tonnelle les tempes grises

Cherchent en arrière les presque riens

Qu’on traîne en ombres morcelées

Perdues ensemble

 

Les berceuses endorment la lune

Et les enfants dans ses poches

Jouent aux étoiles filantes

Tasses et sous tasses se prêtent volontiers

À la course aux œufs

Où les tachetés d’or plus lourds chatouillent

Les frondaisons qui n’ont pas baissés la cime

Tandis que blancs et bleus mouchetés

Planent comme arcs en ciel entre les cerfs-volants

Seul le coq sur ses ergots ramène le jour à la raison

 

 

Rien ne bouge au-delà du regard. Rien

Sauf la moëlle de nos os qui se met à vibrer

Emue d’une colère autre que la sienne

Celle d’une eau folle en errance sans fin

De son ressac inlassable sur une grève disparue.

A l’autre bout des terres, encore invisible

Une tempête démente a retroussé ses jupes

Et chevauche des vagues plus sauvages que jamais.

 

Trois voix pour appeler la quatrième, celles de :

Phoenixs, Élisa

et la mienne

 

2 réponses sur “En attendant Z”

  1. phoenixs dit :

    On a perdu 4Z sous la moelle vibrante ? Sous la cime des arcs-en-ciel ?
    Gageons qu’il reviendra sur la pointe d’une vague 😉

  2. Elisa-R dit :

    A la recherche des aiguilles (sans à peu-près), des cimes intactes ou d’une tempête un peu trop belle…Ou peut-être a-t-il été capturé par son dix millième vers (sans doute une rime féminine conquise par le charme de 4Z), un bon moyen pour oublier le temps qui passe.

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