Avec cette lumière

Avec cette lumière

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Tandis qu’elle vous sollicite depuis toujours

Pour éteindre cette lumière trop forte à ses yeux

Elle espère que longtemps vous direz encore non.

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Comme les tourterelles, à bien les écouter

Ont ce cri qui n’a rien de tendre ni de joyeux.

Le pas est lourd dans l’allée,

Il semble qu’il ne parviendra jamais au perron de demain

La clarté emprisonne l’ombre derrière le mur recouvert de lierre

Le velouté du tissu n’est que souvenir ancré dans un pan de ciel.

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Ce sont vos mains qui entraînent à la danse les grains de sable

Enfouis dans la mémoire

Au pied de l’arbre centenaire.
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Et l’on joue à cache-cache

Dans le gravier crissant

Alors que les tournesols par le soleil brûlés

Baissent la tête sur la terre assoiffée.

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2 replies on “Avec cette lumière”

  1. Elisa-R dit :

    Pour éteindre la lumière, il faudrait accepter de la voir disparaître, dans l’ombre. Sans doute n’en auront-ils jamais la force. Qui sait, peut-être seraient-ils, eux aussi, dans l’obscurité.
    Ce poème est de toute beauté. J’aurais aimé, selon mon habitude, le lire, cachée dans les replis de mes silences. Mais cette lumière était si belle…

  2. 4Z2A84 dit :

    Un poème tout en demi-teintes. On y passe de l’ombre à la lumière en empruntant une allée de gravier. Mais à qui donc appartient cette ombre qui se déplace à cette heure où le soleil brûle les tournesols ? A qui attribuer la lourdeur de ce pas ? Puis cette main, en train de secouer un sablier pour que le passé resurgisse, est-elle celle dont on souhaite qu’elle éteigne le jour ?
    Tout reste mystérieux, sauf la beauté de ton texte…écrit en rêve.

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