Escale

les nuages serrent les rangs

pas une tache jaune
n’étoile les murs

les habitants exécutent d’étranges danses
des petits pains de seigle
tournés vers le ciel
dans la paume des mains

faute d’une tenue bien coupée
quelqu’un entre dans une maison
qui l’engloutit

mais cette cale qui tient le jour
fut enlevée
par un oiseau peut-être
ou une horloge
et la nuit en grande confusion
déposa un morceau de lune
sur la langue de chacun

aux pauvres gens
elle offrit des rêves insensés

2 réponses sur “Escale”

  1. Éclaircie dit :

    Un poème « religieux », suffisamment discret pour laisser le lecteur entrer, et rêver.

  2. HenriPierre dit :

    Il ne reste plus qu’à imaginer qu’à chaque escale nous attend un rêve insensé (ça m’irait plutôt bien).
    J’aime beaucoup.

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