Le jour avait trainé

Le jour avait trainé comme traine la vie

Sur les sentiers battus de l’aube au désespoir

De la fleur  de juillet à la feuille pâlie

Vaste mélancolie déversée sur un soir

 .

Les brumes étaient ruinées et la mer apaisée

L’horizon rougeoyait et le vent braconnait

Fruit blanchissant la lune au firmament rêvait

Une barque cherchait la passe malaisée

 .

De son pinceau de craie le phare frôlait la mer

Il glissait ardemment sur  des courbes divines

Décorée de couleurs chryséléphantines

La volupté des hommes partait pour l’univers

Il pleuvait des soleils sur les ventres des femmes

Offrandes dénudées couchées sur des autels

La nuit s’enveloppait dans de vastes pastels

Et saupoudrait de l’or sur les reflets des flammes

.

 

4 replies on “Le jour avait trainé”

  1. Heliomel dit :

    voilà, avec les points (première solution d’éclaircie) on ne s’en sort pas trop mal, parce que l’autre, c’est trop compliqué pour moi!

  2. eclaircie dit :

    Mélancolie d’un soir en bord de mer, où le paysage devient féérie de d’or et d’ivoire éveillant la sensualité émanant du décor.
    Ravie d’avoir pu t’aider pour la mise en page. Le résultat est satisfaisant.

  3. 4Z2A84 dit :

    Des vers originaux pour décrire la tombée de la nuit en bordure de mer. Il y a en toi un peintre impressionniste.

  4. Elisa-R dit :

    Merci pour la beauté de ces vers!

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