Nuit blanche

elle prit une lanterne
par le cou
sur le trottoir boueux
pour éclairer le landau
où de vieux draps trempaient
dans un seau de lait

des chats la suivaient
qu’une obscure maladie
avait transformés en feuillets blancs
si bien que d’une main hardie
elle dessina sur l’un d’eux
un enfant crachant la lune
au fond d’un puits

5 replies on “Nuit blanche”

  1. Éclaircie dit :

    Toujours inattendus, vos poèmes, egfrild.
    Dans le sens où vous vous faites trop rare mais aussi et surtout vous savez trouver des images qui bouleversent le lecteur.
    Cette « Nuit blanche » est vraiment époustouflante.

    • egfrild dit :

      Bonjour et merci Eclaircie,
      Mon grand regret est de ne savoir peindre, de mettre en forme précisément et dans la durée les images qui s’imposent sans crier gare. Je tente modestement d’y remédier en utilisant la couleur des mots, celle qu’ils portent en eux, et celle inattendue qui ressort quand on les associe.
      Encore merci à vous.

  2. Elisa-R dit :

    Vous faites bien d’évoquer la peinture Egfrild, les images de vos poèmes valent tous les pinceaux.
    Merci pour cette « Nuit blanche ».

  3. phoenixs dit :

    Une nuit blanche qui vaut bien les noires sous la lune 😉 ++++

  4. egfrild dit :

    Merci Elisa-R, merci phoenixs, pour vos mots.

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