Généalogie

A l’autre bout de tes belles ombres bleues

Je m’offre au soleil .

Des pas sèchent sur le sentier  qui s’enfonce dans la forêt

Une voix inconnue s’élève et roule son accent

Jusqu’aux rivières de mes veines apaisées par les plaines.

Je me baigne dans l’eau franche de la lumière

Immobile, résignée, docile

Perdue

Entre le désir de vivre qui mobilise les muscles

Et l’attente d’une histoire égarée dans un jardin de morts.

Debout sur le promontoire je contemple ce qui est :

Les couleurs du monde décuplées par la naissance du printemps

La trace des voies qui cheminent et disparaissent

Dans la brume joyeuse d’un horizon sans limite

La silhouette blanche de l’autre délivrée de ses chaînes.

6 réponses sur “Généalogie”

  1. Éclaircie dit :

    Notre « contrat » est assez magique. Sur ta page comme sur ma life, il me semble que nous n’osions pas souvent commenter (alors que pour ta page, j’aurais eu tant à dire).
    Merci de l’avoir accepté ! 🙂

    Ton poèmes aussi est magique, mêlant les êtres à la nature.
    Ce « Perdue » isolé sur une ligne semble être l’axe de ce texte, où de part et d’autre, ombres et lumières jouent à s’entrecroiser, à s’influencer.
    Tu mets très, très bien en scène une vie et ses soubresauts. Le passé bâtissant un futur contre lequel mais aussi avec lequel on se bat, se débat et dont on sort éprouvé, victorieux, vivant, toujours.

  2. Éclaircie dit :

    Oupsss, j’ai cliqué avant de relire.
    Ton poème (sans S, bien sûr !)

  3. Elisa-R dit :

    Tu as toujours de bonnes idées et je prendrai avec joie toutes les occasions d »échanger avec vous. (La coquille de printemps est plus fine que celle de l’hiver)
    Merci pour ta lecture, lumineuse !

  4. phoenixs dit :

    Belle solitude à laquelle aucune ombre n’échappe, autant la porter fièrement dans ces mots.

  5. 4Z2A84 dit :

    Tes paysages sont beaux comme la naissance du monde.
    Comme la naissance au monde.

  6. egfrild dit :

    Étranges sensations à la lecture de ce poème où la lumière semblant un instant sortie de l’ombre, éclaire pour la narratrice ce qu’elle a perdu en dehors d’elle-même, mais surtout qui. Lumière un instant sortie de l’ombre mais diffuse pour le lecteur, entretenant chez lui le poétique mystère et ménageant chez l’auteure sa très humaine pudeur.

    ‘mes veines apaisées par les plaines’
    ‘l’eau franche de la lumière’
    sont de très beaux vers, ou du moins qui me parlent.
    Merci Elisa

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