Douze heures

 

J’ai prélevé la moelle du moindre de tes mots

J’ignore maintenant qui me guide la main

Le chemin vers le puits envahi de broussailles

Paraît me rejeter avant d’être comblé

J’ai trouvé la rivière alanguie sous la glace

Pas le moindre soleil pour redonner l’élan

À peine une ombre bleue gerçure au bord du ciel

N’osant laisser suinter le sang pour réchauffer

Midi dans ses appétits glauques et stériles

La couleur de mes yeux devra se délaver

Avant qu’enfin pénètre une image en relief

Et je pourrai t’offrir un éclat de mes nuits

 

 

 

6 replies on “Douze heures”

  1. Éclaircie dit :

    Je ne savais pas où placer ce texte…. »ma life  » déborde, « l’autre page » est moins confortable….
    (aparté pour Élisa : j’avais dépassé le nombre proposé … 🙂 )

  2. 4Z2A84 dit :

    Tu as bien fait de placer ce poème « à la une ». Il est merveilleux de « J’ai trouvé la rivière alanguie sous la glace… » au dernier vers. Retour à l’alexandrin ? Nostalgie des vers mesurés ? Quant aux images et aux sensations qu’elles procurent leur découverte nous transporte ailleurs, nous transforme en sylphes.

  3. Éclaircie dit :

    J’ai prélevé le suc du moindre de tes mots
    J’ignore maintenant qui me guide la main
    Le chemin vers le puits envahi de broussailles
    Paraît me rejeter avant d’être oublié
    J’ai trouvé la rivière alanguie sous la glace
    Pas le moindre soleil pour redonner l’élan
    À peine une ombre bleue gerçure au bord du ciel
    N’osant laisser suinter le sang pour réchauffer
    Midi dans ses appétits glauques et stériles
    La couleur de mes yeux devra se délaver
    Avant qu’enfin pénètre une image en relief
    Et je pourrai t’offrir un éclat de mes nuits

    2 petites modifications dans les vers 1 et 4

    Merci de manifester ton enthousiasme, 4Z tellement encourageant.

  4. Elisa-R dit :

    Et dire que je cours dans tous les sens au lieu de venir lire ici, à l’ombre bienfaisante du tilleul ! Comme je suis heureuse que le »nombre proposé » soit dépassé !
    Je découvre de nouvelles images qui donnent à ton univers des reflets différents. J’aime beaucoup et, assurément, si je dépasse moi aussi le nombre proposé, ce sera depuis la lecture de ton poème (comme depuis un promontoire offrant un regard inédit sur le monde).

  5. Toni Cervantes Martinez dit :

    ….cette déclaration est l’émanation d’un recueillement intense
    ….elle murmure que l’envie se dessine tout autour de soi, dans chaque parcelle de vie que guide l’air du temps, que mène en elle , incrustée en ses pétales odorantes, l’églantine à l’ébat matinale sous la rosée du ciel , que malmène le merle à peine éveillé, qu’accompagne agitée la rivière en voyage jusqu’au village endormi autour du lavoir de la place que berce la fontaine bavarde esseulée, adossée à son mur de crépi larmoyant, vieux de tant de rides en regret d’adolescents, jadis accompagnés d’éclats de joies, d’insouciances heureuses si grisantes…
    ….un monde quoi, la Vie d’une âme sensible…!!
    bon jour Claire
    toni

  6. Éclaircie dit :

    Vous saurez donc tous, auprès de mes 12 heures, que vous pouvez passer du temps à m’écrire de belles phrases .!!

    Merci .

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