Pierre Dhainaut | [Dès le seuil remercie]

[DÈS LE SEUIL REMERCIE]

Dès le seuil remercie :
après ton départ
la glycine
refleurira,
même en octobre.

Si tu as peur,
ne pense plus qu’aux arbres,
ne retiens pas
les souffles, les rameaux
sont allègres.

Aide-toi en marchant
du mot « neige »,
il est discret,
légère
son empreinte.

Ou du mot « samare »,
clairvoyantes
les lèvres
qui le disséminent,
les chemins pluriels.

Pierre Dhainaut, « L’approche autrement dite » in Voix entre voix, L’herbe qui tremble, 2015, pp. 47-48. Peintures d’Anne Slacik.

2 replies on “Pierre Dhainaut | [Dès le seuil remercie]”

  1. Éclaircie dit :

    Lu sur « Terres de femmes » sous ce lien :
    http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2015/10/pierre-dhainaut-d%C3%A8s-le-seuil-remercie.html
    Le site présente une image de la couverture du recueil avec une peinture d’ Anne Slacik, que je vous encourage à aller regarder. J’ai aimé.

    Comme j’ai aimé ce poème, simple et qui traduit si bien le réconfort de la nature et des mots.

  2. 4Z2A84 dit :

    Joli poème (surtout : « Aide-toi en marchant / du mot neige »).
    Tous ces poètes qui vont à la ligne après deux, trois, quatre ou cinq mots (est-ce une mode pour démontrer que l’éréthisme et les « coulées » baroques, romantiques et surréalistes seraient obsolètes ? une réaction contre les torrents ?) manquent sérieusement de souffle; il faudrait pouvoir offrir à chacun un poumon artificiel.

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