« Notre vie n’est pas tant l’ensemble des choses qui nous advinrent ou que nous fîmes (qui serait une vie étrangère, énumérable, descriptible, finie) – que celui des choses qui nous ont échappé ou qui nous ont déçus. »

Paul Valéry – « Cahiers » 1927.

3 replies on “”

  1. 4Z2A84 dit :

    A méditer.
    En 1927 Valéry a 56 ans.

  2. Éclaircie dit :

    C’est un peu une vision fataliste de la vie, ou plutôt pessimiste que fataliste. Ce sont les mots « échappé » et « déçus » qui m’amènent cette réflexion.
    Pas très éloignée de l’âge de Paul Valéry quand il écrivait ses mots. Je sais qu’il entraîne à des bilans. Aujourd’hui, on(je) sait que l’avenir à la cinquantaine est encore grand (et beau).
    il serait plus juste à mes yeux de dire que notre vie est l’ensemble de ce que l’on a fait et rêvé de faire. Ainsi rien n’est jamais « fini », pour reprendre ses mots.
    Je n’opposerais pas ces deux mondes, celui de la réalisation et celui de l’espérance non réalisée. Ils sont complémentaires et renseignent beaucoup sur le caractère de la personne.

  3. 4Z2A84 dit :

    Eclaircie, je partage ton sentiment sur ce texte. S’attacher à ce que l’on n’a pas réalisé, à ses échecs notamment, au point de leur donner le pas sur « ce qui nous advint », révèle une insatiable curiosité.

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