Les corbeaux

c’est quand je dors que j’applaudis
les arbres à la tête rougissante
tandis que mes lèvres accrochées à un moulin
tournent

ainsi mes rires échappent aux blés

ma chambre est vaste
étouffée de rideaux
qui commandent la nuit

cependant ces dernières semaines
furent absurdes

au pied du lit l’hiver passait
un flocon sur l’épaule
prêt à en découdre avec des corbeaux
se changeant en traîneau
à la moindre alerte
et fondant sur eux
en prenant mes ailes

2 replies on “Les corbeaux”

  1. Éclaircie dit :

    Bonjour Orgue-rouge,
    Quel étrange dormeur ! Et quel étrange univers, à la fois inquiétant et attirant.
    Couleurs mêlées, celle du feu, de la mort et le blanc du néant. Qui aide l’autre dans ce délicat passage ?

    Ravie de te lire.

  2. Elisa-R dit :

    J’aime toujours autant vos poèmes ; je les reçois comme des lettres graves et espiègles qui donneraient des nouvelles d’un vous voyageant sur les terres étranges de vos mondes intérieurs…

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