POEMES PULPEUX

Poèmes pulpeux.

*

Course déraillée,

.

Je saute sur le cheval et galope entre les raies

Voitures de cristal sans essence divine

Juste des poids lancés dans le vide.

Tu sautes de tes étages dérangée dans l’ascension

De tes égarements. Qu’avons-nous de commun ?

Le sens de la vie étrangère sans virgule

Nous allons désormais parallèles inertes

Suspendues sur ce pont de flanelle

Que la nuit emportera au ciel démembré.

Tu n’as rien compris à rien

Je n’ai rien d’avoir trop compris l’insensé

Parcours de nos indifférences.

*

Nos voix se croisent dans l’espace

Où le silence est de rigueur

Leurs chuchotis charment l’oreille

Des jeunes étoiles privées

De tout instrument de musique

Par géantes rouges et naines

Jaune blanches ou même noires

Quoique ces dernières ne soient

Pas visibles sans de bons yeux

Nos voix en se reconnaissant

Mettent du sel dans leurs échanges

Les souvenirs navrants s’estompent

Au profit de l’évocation

De nos plus beaux moments sur Terre

Quand le rire y faisait fortune

En bouleversant les visages.

*

À pas de géant les ombres s’enfuient

Loin des arbres qu’elles s’étaient promis

De veiller ou d’entraîner dans leur sillage

La colline et le vent n’ont pas permis

D’imaginer seulement l’idée d’un voyage

Les cimes orphelines cherchent

Au plus profond de leurs racines

Un nouvel élan pour marquer l’heure

La saison ou la lisière entre le jour et la nuit

Les oiseaux sans repères crient dans le ciel vide

Et sur des bancs de bois quelques livres oubliés

N’espèrent déjà plus le retour de la lumière

Noir et blanc confondus les paysages s’éloignent

S’estompent à la vue de l’homme sans présent

*

Il s’agit d’un fort joli parc ou d’une dentelle de Caudry

Difficile de faire la différence de si près

L’enfant gémit devant les vitrines aux chocolats

Sûr à quatre-vingts ans de ne plus rien obtenir d’un sourire

Une plume tombe aux pieds d’une tour

Se prenant pour une toupie ridicule et elle couvre d’un chapeau

Le crâne de sa voisine la maman du centenaire

« Pas encore ! » dit prudemment l’enfant encore loin du diplôme

Mais bouffi d’une sagesse circulaire qu’il promène

Au bout d’une cravate à pois vides et à l’œil rond.

*

Aux commandes, par ordre alphabétique :

Eclaircie,

Elisa,

Phoenixs,

4Z.

*

5 replies on “POEMES PULPEUX”

  1. 4Z2A84 dit :

    Sous l’œil attentif de la cravate la poésie se développe comme un fruit cajolé par le soleil.

  2. phoenixs dit :

    S’égarer dans un parc où les enfants croquent les livres abandonnés par les feuilles de pauvres vivants sur Terre. Ou bien tourner autour de la cravate, tranquillement le doigt troue la lumière naine qui bouche les saisons égarées et nous rend un peu d’eau claire.

  3. Éclaircie dit :

    Ah ! Ah ! au bonheur du PPV s’ajoute le charme de vos commentaires, 4Z et Phoenixs.
    Pas facile de prendre la suite….
    J’aime beaucoup le titre, tout à fait en phase avec le premier jour de l’été…continuons dans le banal…j’aime beaucoup les 4 paragraphes…

  4. Elisa-R dit :

    Oui Eclaircie, difficile d’être originale après vous trois. Alors, je profiterai n silence u poème à plusieurs mains et de son charme, dès le titre évocateur.

  5. Elisa-R dit :

    En silence, Du poème…

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