Vendredi 27 août 2010

Canapé des hauteurs

Poème à cinq voix

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Des cercles décorent l’herbe

Les prés sont liminaires

Le vent couche les pierres

Comme des amulettes

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Le violon cède à l’oliphant

Caprice d’évents contre les cordes

La croix celtique est enceinte

Stonehenge est étonnée

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Au paradis des orages brûlés

Les ruisseaux font la loi

Les élans du cœur y boivent

Des bonds dans la poitrine

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Il y a tant de cauchemars

Je voudrais des nuits fériées

Où les rêves seraient interdits

Sous peine d’ostracisme

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La lune se voile pour le grand jour

Coquette libertine, elle retire ses bretelles

Les colibris posés sur des chapeaux d’organza

Frétillent à la vue des sirènes

Toute une effervescence s’installe sous le vieux porche

Hannetons et cloportes jouent encore à la belote

Leurs femmes emperruquées les poursuivent

Outrées qu’ils ne soient pas encore dans leur tenue d’officier

La reine des mandragores déambule dans son cabinet noir

Ecrasant de ses doigts quelques braises encore rouges

Elle rage de n’avoir trouvé un hérisson

Pour lui tenir ses gants lors de son explosion

Enfin l’aube se lève les stores vénitiens filent à l’anglaise

Un arbre ou deux s’esquivent , le laissant apparaître

Et comme les enfants je crie un deux trois soleil!

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L’oignon est pris de vertige au quarantième étage

Lui qui ne savait que remonter le temps

Le voilà entrainé dans une descente de petits fours

Pour accompagner le thé des géants herbivores

Ceux que l’on a privés de toboggan

Au prétexte que l’ivresse de la vitesse

Ne parvenait jamais jusqu’à leur crâne

Et que l’engin était boudé des enfants

Les nurses devaient leur servir de monture

De cerceaux ou de trottinette loin des messieurs à chapeaux

Dans le parc au pied du gratte-ciel chatouilleux

Alors que les ascenseurs se lamentent d’être déserts

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La sauce épicée

Danse le tango

Avec huit bouchées de canard à la pékinoise

Sous une pluie de crêpes jambon-fromage

L’amour tourmente la quiche lorraine

Que le hachis parmentier trompe

Avec un nougat glacé

Dont les cent queues de crevettes tropicales cuites

Chantent les mérites

Dans nos campagnes fleuries

Où maints pavés de saumon argentés du Pacifique

Se déplacent à dos de merlu blanc

Excités par des écrasées de pommes de terre à l’huile d’olive

A peine sorties du théâtre.

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Depuis le bouillon d’yeux hagards et séduisants

Jusqu’aux pantoufles d’hiver de nos grands prédateurs

On peut voir le vieux lapin rouge sur les pistes de saison

Sautillant de chausses en trappe un panier sur la tête

Mieux vaut être endormi qu’éveillé pour le suivre

Il arpente les troncs à la façon des chenilles

Ne craint ni les becs ni les lèvres même sulfureuses

Qui s’opposent à son chant d’orfèvre noir des étangs

C’était ainsi hier dans un futur envisagé

Ce sera demain l’heure du loir ou du divin krill

Nageant dans les baignoires de pierre de vos longues soirées

Ont participé :

4Z2A84

Eclaircie

Elisa-R

Héliomel

Téquila

 le 27 août 2010

4 replies on “Vendredi 27 août 2010”

  1. 4Z2A84 dit :

    Ravi de relire ce PPV très réussi !
    .
    Phénixs-Béa n’était pas parmi nous…
    Nous voulons la suite de « Mémé dans les bégonias » !!!

  2. Éclaircie dit :

    Oui, oui, oui,
    Un PPV du samedi ou du dimanche et surtout
    C’est un des premiers…Quel beau chemin que celui de nos fameux plusieurs mains ou voix.

    La suite ! la suite ! Phœnixs, la suite !

  3. Elisa-R dit :

    Quelle bonne idée ! Mais que cela ne vous empêche pas de m’envoyer vos merveilles de la semaine (Phoenixs est dispensée : j’ai déjà reçu le sien)(elle aura donc du temps pour mémé !).

  4. Phoenixs dit :

    De la belle ouvrage que cette main à cinq voix ! J’aime bien les  » pré liminaires  » 😉

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