De puits

De puits

Je marche le long du fleuve noir
Un singe me braque, sur de lui, à triangle
Les abeilles tombent. Sans ailes…

Des embryons accrochés à des tubes mous
Nourrissent…
Des panses pauvres d’émotions. Numéro

Multiples sucres lepéniens
Pas pillés nucléaires
Champs, pignon de l’horreur

J’ai repris, zélée
Rires et pleurs
Muscles de l’ âme

Je marche le long d’un fleuve noir
Ton sourire est blanc
Je ne savais pas le sourire de la mort

Si douloureux
maintenant, je cultive le chagrin
Au purin des larmes

Il y a des rires sanglants
Des larmes fleurissantes
Les saisons ont des rides épineuses

Emellejie (avec son aimable autorisation)

 

3 réponses sur “De puits”

  1. Elisa-R dit :

    EmelleJie, c’est une écriture particulière, qui me touche, toujours.
    Je la remercie d’avoir accepté que soit publié ici le poème de mon choix.

  2. 4Z2A84 dit :

    D’Emellejie il faut également lire « Les poules pondent des bœufs ».
    On est à la croisée des routes qu’empruntèrent pour le meilleur Benjamin Péret, Joyce Mansour et quelques autres surréalistes.
    L’humour se met au service du grotesque, de l’insolite et…du gore . Devons-nous trembler ou rire ? Trouvons sympathiques le squelette qui nous fait de l’œil, la scie avec laquelle nous découperons nos voisins bruyants ou non.
    Merci Elisa. J’attends beaucoup d’Emellejie.

  3. le souffle coupé en orbite/dégât infinie condamné/soupir effleuré humble rite/liaison malfamée laminée .Laurent Pasquelin

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