Ombre

Ombre par les pieds
qui me dévore
debout
va-t’en rejoindre un autre cœur

à l’œil comme au doigt
le soleil aujourd’hui m’obéit

il y a des ronces à mes genoux
j’ai cherché le chemin de l’enfance
toute ma jeunesse

parvenu jusqu’à l’âge voisin
les cloches se sont mises à chanter
à la place d’oiseaux malsonnants

si je sors des moutons de ma poche
c’est pour compter mes vieux jours

mais je sens bien qu’un convoi se prépare
et je décline
avec armes et bagages
le grand voyage que le ciel m’offre

5 réponses sur “Ombre”

  1. Elisa-R dit :

    Il vaut mieux décliner de cette façon…

    Vous lire demeure un très grand plaisir.

  2. phoenixs dit :

    Bonne idée que de  » compter les moutons pour ses vieux jours  » sans trop décliner…

  3. Éclaircie dit :

    Une ombre sur le passé aussi sur l’avenir, les ronces comme les chants repères du vivant.

  4. josy dit :

    ah que j aime !!

  5. kiproko dit :

    Ah ! le sablier de l’automne….s’épuise avec nostalgie !
    Comme j’aime vous lire…

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