Les moineaux

les moineaux de nos vertèbres

s’éclairent aux flambeaux

 

quoi qu’on en pense

leur peur du noir

est pareille à celle

des écrevisses

 

alors sous nos draps sans haleine

poussent des amandiers

mais allez

ce n’est pas que le temps  dise

il fait nuit

 

nuit à s’évaporer

à n’être qu’un mot au bord d’une oreille

oreille

pouvant être celui-là

nuit à s’attacher au vide

de l’autre rive

là où les voix perdues se signent

avant  de s’engouffrer

dans le vent

4 réponses sur “Les moineaux”

  1. Elisa Romain dit :

    Quelle charmante surprise Orgue-Rouge !
    Merci aux « Moineaux » d’avoir adouci le silence.

  2. Éclaircie dit :

    Orgue-Rouge poussé par le vent, accompagné de moineaux effrayés ont traversé la nuit pour venir se poser au bord de Poésie Fertile.
    Un poème qui ne sera pas perdu !

  3. phoenixs dit :

    Lu à tire d’ailes pour ne pas les effrayer 😉

  4. Kiproko dit :

    Vous écrivez dans la nuit tout le souffle du jour en y ajoutant l’éclat des étoiles…

    Kiproko ne laisse aucune miette pour les moineaux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.