9 réponses sur “Pour rêver.”

  1. Elisa-R dit :

    …mais la poésie n’aime pas les devoirs

  2. Éclaircie dit :

    Alors pour contourner l’écueil, la poésie endort son lecteur le laissant les yeux ouverts, le corps détendu dans un fauteuil. Elle n’emmène que son esprit. Parfois au réveil, il ne sait plus d’où il vient, ni où il va. Il n’a qu’une envie : tenter de partager les souvenirs du voyage, raconter les paysages. S’il n’y parvient pas toujours, il bât des cils, plusieurs fois et se plonge dans un nouveau recueil.

  3. Éclaircie dit :

    « il bat des cils »
    (j’ai une excuse : les rêves ne font jamais de fautes, seule leur retranscription me pose parfois problème…)

  4. 4Z2A84 dit :

    Les cils sont les armes de l’œil. Sans eux l’escarbille voilerait la vue. Aussi conseille-t-on de ne pas battre les cils – d’ailleurs leur donner la fessée nul ne l’envisage sérieusement.

  5. 4Z2A84 dit :

    Si les rêves ne font jamais de fautes, le rêveur, lui, n’est pas à l’abri. Pour échapper à l’orage et à l’averse suffit-il de fermer les yeux ? Dormir est la grande aventure de chaque nuit. Pourtant chacun se couche sans l’équipement de l’explorateur ni même celui du randonneur. Quelle imprudence !

  6. 4Z2A84 dit :

    Le poète n’aime pas les devoirs.

  7. Éclaircie dit :

    On fait la cour à la création et l’on recrée le rêve, récrée la nuit, crée-le temps d’un songe-un œil pour parler aux étoiles.

    Dans la cour de récréation des enfants de tous âges brodent sur leurs paupières un alphabet aux couleurs de la folie, la seule à oser s’immiscer dans leurs rêves que le ciel soit absent ou pas. Les cheveux blancs des plus grands de ces gamins, tissés entre eux, dessinent avant l’arrivée du vent, des nuages confortables et goûteux comme un rire dans le désert.

    Pour rêver, trempez la main dans l’eau fraîche d’un océan naissant, posez le pied sur la première marche d’une colline, explorez les greniers en sous-sol ou plus simplement allongez-vous sur le vent.

  8. 4Z2A84 dit :

    L’éclaircie n’apparaît pas qu’entre deux orages, qu’entre un deuil et un sommeil de plomb, qu’entre l’ombre et le fond du puits; on la surprend aussi sous le rayon de la lune et dans une des vitres de cette fenêtre qui n’a pas besoin de cadre pour permettre au jour de s’introduire dans la chambre où les lits sont des barques.

  9. Kiproko dit :

    La poésie n’endort pas le lecteur, elle le garde éveillé….
    La poésie inspire le rêve

    Ton battement de cil
    Ton souffle divin
    Ta lévitation au-dessus de l’océan

    Kiproko en pente douce

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