Les paradis pluvieux,

L’ile flottante toujours dérive
À la recherche d’une ancre
Vendredi et Robinson sont orphelins
Partis dans quelque désert
Où le blanc laisse les couleurs affleurer
C’est dans l’ocre des grottes
Qu’ils rêvent de reconquérir les matins
Le sable tente de leur offrir douce couche
Quand le grand sablier s’est figé sur minuit
Les banquises sont des châteaux de carte
Dont le vent joue sans se soucier du nom
Par la fenêtre l’océan semble se repentir
Et lèche les façades comme on caresse
Un animal que l’on connait peu

***

Nous irons encore au bois,
Avec le loup et l’agneau
Le corbeau et la grenouille
Les fées et les fantômes
Chercher la fleur mystérieuse
Qui ne parfume rien
Ce n’est pas de la trouver qui conte
C’est d’en poursuivre la trace
Sans l’empreinte.
Oui, nous irons encore au bois
Ne serait-ce que pour la beauté du geste
Dans l’air pur…

***

Notre ange a trop sommeil pour répondre – il s’endort

Et peu à peu avec la clarté disparaît

Aux yeux des curieux ou des passants attardés.

La nuit ne se fait pas prier : elle submerge

Le port puis autour de la ville la campagne

Où les derniers flambeaux s’éteignent contrariés.

On cherche sous son lit le fantôme caché

Mais rien n’y a trouvé refuge. Des pantoufles

Parient sur le réveil du ronfleur pour traîner

Sans but d’un meuble à l’autre et parfois jusqu’au seuil

D’un paradis pluvieux sobre ou ensoleillé…

Le choix est-il restreint ? Le large pauvre en souffle ?

La carte courte ou erronée ?

Trois petits tours d’Eclaircie, Bibi et 4Z et ne s’en vont pas encore.
Héliomel on te salue
Elisa on vous attend

3 replies on “Les paradis pluvieux,”

  1. Phoenixs dit :

    Malgré la banquise qui dérive, les flambeaux contrariés par l’absence de quelques lumières les mains continuent de tisser leurs fils ici et là-bas…

  2. Éclaircie dit :

    Est-ce la carte des banquises, là, sous la fleur mystérieuse ?
    La lumière de ce « Paradis pluvieux » a des reflets de sablier dans la poche d’un fantôme accompagné du large.

  3. 4Z2A84 dit :

    Que ce soit sur une île, dans un bois ou ailleurs, par grand soleil ou temps pluvieux, les poètes improvisent un paradis à l’échelle humaine.

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