Mon bel automne

Automne, mon bel automne, divine saison, oublie le vil hiver, prépare le printemps, calme la terre, supporte le vent qui joue sa musique ensorcelante aux feuilles pourpres et craintives.

Automne, mon bel automne, tu es le lit de la terre. Des brumes qui s’élèvent à l’aube lentement, tu connais les secrets écharpés du soleil rougeoyant.

Comme on ne demande pas son âge à une dame, on ne demande pas son âge à un poète car ses heures s’écoulent ailleurs, parmi les étoiles les plus lointaines, là où le temps ne veut plus rien dire.

La musique est son langage et les rivières de cristal, sa nourriture, il se coiffe avec un arc en ciel, s’habille d’ancolies, compte avec des cailloux les instants de ses rêveries, chevauche des comètes, s’allonge sur des nuages, s’endort quand la nature s’éveille.

Vos rides sont les fossés de ses escapades. Regardez les arbres agiter leurs dernières feuilles pour dire adieu à l’été

Héliomel

.Poeme publié 27 Sep 2008 à 16:35

viaPoeme Mon bel automne.

8 réponses sur “Mon bel automne”

  1. Elisa-R dit :

    Je t’embrasse Héliomel.

  2. 4Z2A84 dit :

    On retient ses larmes. Dans beaucoup de ses poèmes il y a tant d’humour qu’il est probable qu’il n’aurait pas souhaité que nous soyons tristes le jour de son départ. Il est parti, mais il nous laisse des provisions. Ici même nous continuerons de le lire. Il se cache parmi les étoiles. A bientôt, Michel.

  3. Elisa-R dit :

    Tu as entièrement raison 4Z, même si retenir ses larmes dépasse mes compétences…

    Ce soir, il y aura sans doute une nouvelle étoile dans le ciel.

  4. phoenixs dit :

    Les cueilleurs de mots ne sont jamais bien loin des secrets qui nous entourent…
    Jamais bien loin

  5. 4Z2A84 dit :

    En relisant des poèmes de Michel Fauchon, ceci me frappe : il aimait écrire, il trouvait dans l’écriture un vrai bonheur et savait nous le transmettre. Il jouait avec le langage comme un savant qui aurait gardé une âme d’enfant. Il inventait de délicieuses images et ne tombait jamais dans la banalité. Je ne l’ai jamais vu, ni même en photo, mais je jurerais que son sourire était de ceux qui chassent l’amertume. Quelquefois il partait en voyage, en vacances disait-il, et il manquait au PPV. Ce voyage durera plus que les autres, il se déroulera dans une région dont nous n’avons pas idée même en nous creusant la tête. Cette région, ce pays, cette planète ou cette étoile lointaine, laissons Héliomel les explorer sans nous : ils lui appartiennent. A notre tour nous accueilleront de nouveaux rivages sur de nouvelles îles…flottantes. « Mais ceci est une autre histoire. »

  6. Éclaircie dit :

    Pensées.

  7. Josy dit :

    près de vous en ce jour de chagrin..

  8. Elisa-R dit :

    Près de nous comme tu l’es souvent Josy. Merci.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.