un vaisseau maudit

LE VAISSEAU MAUDIT

 

La mer a déposé son blanc manteau d’écume

Sur le sable bruni par un bateau détruit

Qui déversa d’un coup ses tonnes de bitume,

Les restes désossés de ce vaisseau maudit

Jeté sur un rocher sous un ciel gris de brume.

 

Tout seul, il arriva du fin fond de la nuit

Bousculé par le vent sur la côte bretonne

Laissant sa cargaison s’échapper sans un bruit

Dans un monde ébahi qui pleure et qui s’étonne.

 

Les traces du progrès ont terni l’océan

Pour un peu de profit le dollar déraisonne

En quittant la nature à son sale tourment.

 

L’automne est devenu saison de l’amertume

Où le noir est resté la couleur du moment

 

Sur l’étrange tableau que l’essence parfume.

 

jc blondel

4 réponses sur “un vaisseau maudit”

  1. Éclaircie dit :

    Hormis « En quittant la nature à son sale tourment. » étrange dans sa construction, dont je n’ai pas saisi le sens, ce poème est de bonne facture pour dénoncer le naufrage de ce pétrolier.

  2. 4Z2A84 dit :

    « Associant la nature à son sale tourment » ?
    L’associant malgré elle, bien entendu, au tourment du capital – du dollar.

  3. jc-blondel dit :

    tu as tous devine
    la construction est une gerardine une sorte de shaltinnienne a rallonge
    amicalement
    jc

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