Le secret des boîtes

L’indécrottable culot du lapin,

 

Il ne lui suffit plus de réclamer des pâturages bio

Des chasseurs sans casquette

Des bottes sans caoutchouc

Des radis libres

Un habitat confortable

Une pitance de repus

Voilà qu’il exige des hommes tolérants

Végétariens en chocolat pur beurre

Aimables et doux dans la luzerne

Taquinant le nuage…

Je sais, nous sommes responsables de cet état, nous n’aurions jamais dû accepter de lui apprendre à lire dans les lignes du rêve…

.

Ce sont des yeux de porc petits mais charmants

Des étoiles des spores dans la nuit immense.

A la fois brutale et molle la chair enrobe des roses qui explosent.

Des vaisseaux fins comme des cheveux résultent de ces bombardements silencieux.

Mais la blancheur domine et aveuglerait si la grâce ne soutenait pas la comparaison

Avec le culte des saisons avec l’éternité des neiges.

Il se peut qu’en touchant l’eau une fée la consolide.

Mon sexe dans un tel étau renoncerait à sa délivrance.

C’est encore l’humide qui prime et exalte la rêverie

Dans un espace où la terre s’attendrit et se réchauffe.

L’eau et le feu s’y rencontrent – deux amants dont l’appétit

Grandit à mesure qu’ils allongent leurs lèvres pour se sourire.

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Lors de l’envol des tapis volants

Chaque grain de poussière tremble

De même la maison bien ancrée dans ses fondations.

Seront-ils assez discrets pour faire partie du voyage ?

Aura-t-elle des ouvertures assez larges pour le convoi ?

Ou devra-t-elle se défaire de ce toit ? Pesant, certes

Mais révélant sa force, sa robustesse et son amour

Des espaces clos et intimes où s’abritent depuis toujours

Des boites ; des boites crâniennes de toutes couleurs

Dont les formes ne varient guère sous les vapeurs

Qui s’en échappent, volutes parfumées dessinant des ciels,

Des firmaments plus riches que la vision entraperçue

Par la lucarne assise sur la charpente entre les tuiles rouges

.

Une longue dame grise

Esquissée

La main droite en visière

La gauche abandonnée le long de son corps

Le temps oscille

Empêche le soleil de franchir la barrière de nuages et de brume

Tant qu’il le peut

Tandis que passent les les secondes séparant les humains de leur réveil

Les oiseaux chantent

Tous les oiseaux

L’herbe pousse, devient si haute qu’on ne pourrait que se perdre dans les jardins bavards qui parlent, puis crient. En anglais

Les minutes succèdent aux secondes

Les oiseaux s’égosillent en un son cauchemardesque. Harmonieux

Les heures sonnent

La dame immobile

Fugace vision

Midi résonne

La pluie de la nuit dort sur le sol. Dehors, tout est calme, silencieux et désert.

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Un secret révélé par Phoenixs, Eclaircie, 4Z et moi-même et avec la complicité de notre cher Héliomel en voyage sur la terre…

5 replies on “Le secret des boîtes”

  1. Éclaircie dit :

    Boîte à rêves ? Secret des amants ? Lapin loin de son chapeau ? Cauchemar harmonieux ?
    Que ne trouve-t-on pas dans un Zephe coffret…

  2. Éclaircie dit :

    Et j’ai oublié le billet de sortie d’Héliomel, oui, notre cher Héliomel…

  3. phoenixs dit :

    Quand on pense que des dames esquissées s’envolent sur des tapis en compagnie de lapins caractériels et d’amants fourbus, on se demande ce que fait la police de l’air 😉
    Et puis finalement on s’en moque, la voie lactée se dispense de tout interdit…

  4. 4Z2A84 dit :

    De nos boîtes…crâniennes ne sortent pas, contrairement à celle de Pandore, des catastrophes. Des merveilles s’en échappent comme du chapeau d’un prestidigitateur : un lapin, bien sûr, mais aussi une dame grise (qui a un peu trop bu d’alcool) entourée d’oiseaux, des tapis volants, des vaisseaux fins comme des cheveux. Si vous en doutez, soulevez le toit de cette maison assez naïve pour se croire ancrée : vous y verrez des radis libres de taquiner les nuages, des jardins bavards dans lesquels les amants se perdent, des firmaments assez riches pour s’offrir un aller vers la lune (on ne garantit pas le retour) où Héliomel est en vacances (Vénus se réservant le soin de l’accueillir contre une brassée de poèmes à sa gloire).

  5. Elisa-R dit :

    J’ai surpris l’eau et le feu,j’ ai volé sur un tapis, j’ai parlé avec un lapin qui fouillait les entrailles de mes rêves, j’ai perdu les traces de la dame grise…Et je suis persuadée que j’étais éveillée !

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