A bicyclette…

PPV du 15 septembre 2013

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A bicyclette les barbichus agitent-ils leur clochette ?

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Je dépose seize lunes sur le tapis

Et la moitié d’une étoile ramassée sur la plage

Les vagues affamées d’aventure misent leur plus belle nuit

Ici et là les conversations reprennent

Avides de couvrir les siècles de silence

Une main invisible agite une clochette

Le brouhaha à son comble couvre sa voix claire

Je remporte la mise et lisse mes écailles

Le chant de mes sœurs célèbre ma victoire

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Il y a du brouhaha dans la salle et le congrès bat son plein. Il y a les majestueux, les condescendants, les humbles courbés comme des échelles de meunier, ceux qui penchent à droite, les gauchers, les mous comme des colimaçons. Ceux qui vivent de préférence  à l’extérieur, attendant d’hypothétiques doubles révolutions.

Pour ceux qui ont présumé de leurs forces, les barbichus, les médaillés, on observe des paliers, avec posés dessus, des canapés Napoléon III aux bras secourables et au velours de Gênes accueillant. On entend des déclarations :

-Un immeuble sans escalier

C’est un homme  sans squelette dit un spécialiste

-Un immeuble sans balcon

C’est une femme sans soutien-gorge répond un facétieux

Car c’est au congrès des marchepieds qu’on rencontre l’esprit de l’escalier.

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La bicyclette de tante U. n’a pas deux roues

ni quatorze.

Elle en est absolument dépourvue.

Aussi tante U. traverse-t-elle la Manche

à la nage.

Elle prendrait le train si elle craignait moins la promiscuité…

Le tunnel sous la Manche ?

Un ver géant le squatte

si bien qu’il faut faire le tour par Montluçon

quand on veut arriver à Londres avant l’ouverture des parapluies.

Ce poème a été écrit par tante U.

et non par Paul Valéry

comme l’affirment Eclaircie et ses amis (zephe).

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Ont œuvré :

Elisa R. ;

Héliomel

et moi-même.

 

4 commentaires sur “A bicyclette…”

  1. 4Z2A84 dit :

    Punies pour ne pas s’être présentées à l’école le jour de la rentrée des classes, Eclaircie et Béa remontent en canoë les chutes du Niagara à l’heure où toutes les clepsydres choisissent de boire du cidre plutôt que de l’eau.

  2. heliomel dit :

    le brouhaha, mot peu usité est cité deux fois, on pourrait croire à des manoeuvres malhonnêtes, je vous rassure, il n’en est rien, vous pouvez arpenter le tunnel sous la Manche en toute sérénité.

  3. Elisa-R dit :

    Le brouhaha vient sans doute de l’idée du train…que nos chères complices ont sans doute raté. Peu importe, nous les lirons deux fois plus la semaine prochaine.

    Bise à tante U et au facétieux qui voit les femmes sans soutien-gorge.

  4. phoenixs dit :

    Je viens de sortir de la colle du samedi, hop je passe la tête par la fenêtre à demi ouverte, je vois vos petites têtes penchées sur l’écritoire, vos plumes croquent la feuille blanche, des gouttes d’encre sèche sous le buvard, jolies échappées en bicyclette que je lis.
    A la semaine prochaine, promis je n’oublierai pas mon texte dans la poche du tablier 😉

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