alzeimer

ALZHEIMER

 

Le démon Alzheimer s’installe doucement

S’amusant comme un fou de mon cerveau malade.

Il efface le temps et raye dans parade

Les joyeux souvenirs d’un vieux monde, d’antan.

 

Il a mis au rancard tous mes bonheurs d’enfant

En tendant sous mes pas une triste embuscade.

Il a fait du passé dans sa folle croisade

Un désert asséché de mes rêves d’avant.

 

Il estompe d’un coup des pans de mon histoire

Réduisant au silence un peu de mon parcours.

Il cache sous un trait la course de mes jours

En gommant doucement mon reste de mémoire.

 

Dans ce combat, mon corps commence à fatiguer

Et vieillir aujourd’hui n’a plus rien de facile.

J’avance pas à pas, penser est difficile

Quand je sais que demain sera vite oublié.

 

Je traîne ce fardeau, je vis dans un enfer

Le soleil a perdu beaucoup de sa brillance,

L’avenir est noirci par cette indifférence.

Je n’ai plus qu’un copain qui m’isole, Alzheimer.

 

jc blondel

6 réponses sur “alzeimer”

  1. Elisa-R dit :

    Le poème est touchant et, une fois encore, bien écrit. Alzheimer n’est décidément pas un ami fiable.

    Merci JC

  2. jc-blondel dit :

    tu as bien raison,mais il entre sans frapper dans beaucoup de famille
    merci du passage

  3. 4Z2A84 dit :

    A la fois terrible et très original. Bravo. Dernier vers remarquable.
    – d’antan
    – demain sera vite oublié
    – je traîne

  4. jc-blondel dit :

    merci du passage et pour les correction
    amicalement

  5. phoenixs dit :

    Pour mémoire ++++

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