Une jeune mariée ?

Il était une fois

Un homme qui n’avait que trois yeux

Il les comptait tous les soirs

Sur ses doigts

Comme les enfants

Puis il s’endormait

Alors il rêvait que l’un de ses yeux

Celui du troisième étage

Se changeait en huissier

Et réclamait une somme d’argent considérable dont vous n’avez pas idée

Ni moi

Ni l’aube en devenir

Ni le pont d’Avignon

Quand ce pont épluche des pommes de terre

Pour le compte d’une mariée.

8 commentaires sur “Une jeune mariée ?”

  1. Éclaircie dit :

    Oui ? après ce conte, je vais devoir aller dormir, que d’un oeil bien sûr. J’adore les pommes de terre en robe des champs. Je serai la mariée, le poète mon époux.

  2. Elisa-R dit :

    Moi je garde le rôle de témoin et je me demande si la mariée est la maîtresse de l’amant dans  » Thriller »…

  3. Éclaircie dit :

    Chut, il ne faut rien dévoiler…

  4. Éclaircie dit :

    Quel témoin de choix, on ne peut rêver mieux.

  5. Elisa-R dit :

    Je n’en suis pas certaine : quel témoin serais-je, moi qui demeure bouche bée des heures durant devant un seul détail ? Cet oeil, par exemple, lequel des trois est-ce ? (mon cinéma intérieur le fait rouler sur lui-même et passer du rose au blanc…faut-il ensuite choisir le bleu, le vert, le marron ?)Et puis ses doigts…combien en a-t-il ?Quinze ou dix seulement ?

  6. 4Z2A84 dit :

    Les cyclopes n’ont qu’un œil unique au milieu du front, Argos (ou Argus) en possédait cent, dont cinquante toujours ouverts. Celui qui distribue les cartes sait-Il compter ? Puisque nous sommes sur un site poétique j’ajoute qu’aujourd’hui les cent yeux d’Argos sont visibles sur le plumage du paon quand ce grand fat fait la roue pour plaire à la paonne.

  7. OulRa dit :

    Comptes à dormir debout sautillants et drolatiques…
    Juste l’incise de l’aube, terriblement XIXième siècle ou arrondissement suivant les humeurs…

  8. 4Z2A84 dit :

    La fameuse « Lettre à Ecusette de Noireuil » s’adresse en fait à Aube, la fille du poète. Le style quasi précieux du poète André Breton à son apogée. XIX ème siècle ? Je ne sais. Passé de mode, sans doute. Mais au lecteur que je suis – que nous sommes ? – tellement agréable !

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