La maison

.
.
.
La maison ne tient plus debout que par son lierre
et dedans le temps est bien plus lent que dehors

Le bois n’est lustré qu’à l’endroit où je me pose
la lecture n’avance pas empêtrée dans
les souvenirs et les odeurs grisâtres de
la maison qui ne tient debout que par son lierre

Et dedans car le temps est plus lent que dehors
le banc n’est lustré qu’à l’endroit où je me pose

La lecture n’avance pas empêtrée dans
les souvenirs et les odeurs grisâtres de
la maison qui ne tient debout que par son lierre

Ad libitum
.
.
.

3 replies on “La maison”

  1. Elisa-R dit :

    Une sorte de mouvement perpétuel, charmant (tellement plus que charmant!)… »Ad libitum ».

  2. Éclaircie dit :

    Un monde monotone (dans le premier sens du terme), un poème qui m’évoque une fin de vie pesante de solitude, de décrépitude.
    Fond et forme s’assemblent bien. Ravie de t’avoir croisé dans ce style qui ne me semble pas être souvent le tien.

  3. OulRa dit :

    … Plus trop souvent non (ce qui est heureux pour moi ;o).
    Ces schémas !..
    Merci de vos lectures.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.