Chères ténèbres.

Un poème de MC.B.
.
«

J’ai coloré de noir ces instants qui devraient être bleus, venus de si loin.
Il me faudra prendre ma palette et tout repeindre.
Je choisirai la couleur de la nuit,
lorsque la lune lui donne cette teinte opaline,
lorsque les ombres des arbres frissonnent…
Quand la terre dort sous l’aile du moindre oiseau.
Quand les chevelures sur l’oreiller sont le refuge de toutes les vagues.
Quand l’eau suspend son souffle pour se délecter des reflets de l’astre lunaire.
Ne pas me retourner, savoir que les enfants n’ont pas d’âge,
que seules les pierres de ces murs élégants,
celles qui protègent, chantent à qui sait entendre.
Même si les jours diminuent désormais, les nuits sont à moi, le soleil n’y peut rien ! »
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MC.B.

10 replies on “Chères ténèbres.”

  1. 4Z2A84 dit :

    Magnifique poème.

  2. josy01 dit :

    MC.B

    pardon,
    mais c est qui?

  3. 4Z2A84 dit :

    Il semble que MC.B. souhaite conserver l’anonymat…

  4. Elisa-R dit :

    Je suis sous le charme de ces mots.

  5. 4Z2A84 dit :

    Les charmes peuvent être dangereux. Magie noire ou blanche.

  6. Elisa-R dit :

    Peut-être s’agit-il seulement de l’ombre douce d’un arbre ?

  7. Éclaircie dit :

    L charme est cet arbre devenant très haut, aux feuilles délicatement ciselées, l’ombre y est noire l’été et blanche l’hiver, sûrement toujours douce, bénéfique ou dangereuse, qui peut savoir ?

    Mais quoi de plus magnifique qu’un charme de nuit ?

  8. Éclaircie dit :

    Le charme, bien sûr.

  9. 4Z2A84 dit :

    « Ombres blanches » est le titre français d’un film de Flaherty (1928)…La culture, ça s’étale… Par contre, hum, j’avais oublié que le charme est aussi un arbre…
    En 1922 Paul Valéry publie un splendide recueil de poèmes intitulé « Charmes » (on y trouve notamment « Le Cimetière Marin »).
    « Le titre s’inspire du latin « carmina », qui signifie à la fois « poèmes » et « incantations » : ainsi, dès la titre, Valéry semblait suggérer aux lecteurs de chercher à ses poèmes un sens secret. Toutefois, en 1943, agacé peut-être par l’ingéniosité des commentateurs, il a ainsi libellé le titre : « Charmes, c’est-à-dire Poèmes ».(Nouveaux Classiques Larousse, 1968).

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