Valérie Rouzeau – Aéroport mes chaussures vertes

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Aéroport mes chaussures vertes
Délassées et moi en chaussettes
J’ai grimacé dans chaque miroir
À la pointe des pieds coton bleu
Aïe la tremblerie des voyages
Il faudrait ne boire que de l’eau
Ça ferait de meilleurs nuages
Qu’une mauvaise tête dans un hublot
Une méchante tête évapeurée
Quelque chose d’international
En petites bouteilles interdites
Au-dessus des profonds poissons
Mal à mon ouïe mal à ma nuque
Je sens pousser mon cœur navré.
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Valérie Rouzeau
VROUZ
Éditions de La Table Ronde -2012-
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4 réponses sur “Valérie Rouzeau – Aéroport mes chaussures vertes”

  1. Éclaircie dit :

    Étrange poème, je ne suis pas étonnée que tu nous le présentes OulRa 🙂
    je reviendrai le lire, tant je suis déconcertée, hihi

  2. Orgue-rouge dit :

    Je ne sais rien de l’auteur, mais connaissant un peu ton écriture et ton univers, je me dis que vous avez déjà dû partager le même avion.
    Merci OulRa pour cette découverte.

  3. OulRa dit :

    ;o)
    Un autre de ses « sonnet » :

    Cette nuit je sors dans ma tête seule
    Croiser des fantômes inconnus
    Sonner les cloches à tel aïeuil
    Saluer telle arrière arrière tante
    D’avant Cugnot d’avant Blériot
    Que disait-on mère-fille fille-mère
    Je ne sais plus ce que j’ai su
    Du ciel d’alors surpeuplé d’anges
    Et si je remonte long long temps
    Trouverais-je un ou deux croquants
    Un barde une fée roturière
    Et si je me rapproche un feu
    Est-ce que je brûle pétroleuse
    Je donne la main à Jeanne-Marie.
    .
    .
    (toujours dans VROUZ)

  4. Elisa-R dit :

    Parfaitement original cet usage des mots. En deux lectures, me voilà apprivoisée !
    Merci Oulra (et VROUZ).

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