Un poème de Robert Marteau.

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« Métamorphose des amants
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De partout la nuit craque et se fend
Et les amants se retrouvent couverts de plumes
Avec un peu de sable sur les doigts.
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Les amants ont soif dans leur lit desséché
Car toute l’eau est partie se noyer dans la mer ;
Et les coqs à la fenêtre se poussent du jabot
Picorant dans la vitre les dernières étoiles.
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Amants qui portez des panaches blancs et des couteaux
Saignez ces coqs et dans un plat de faïence
Répandez leur sang : qu’ils dorment, qu’ils dorment
Dans le cercle de craie où vos bras les ont clos. »
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Robert Marteau (« Royaumes » 1962).

3 réponses sur “Un poème de Robert Marteau.”

  1. Éclaircie dit :

    Robert marteau, comment ne pas être enchantée que tu nous présentes un de ses poèmes.
    Il nous offre là des images, un rythme pas tout à fait régulier, mais on entend le souffle de ces mots.

  2. OulRa dit :

    Particulier.
    Étrange cosmogonie, étrange poème à sacrifice…
    … Faudrait que je le lise plus* ce Monsieur Marteau (tant à découvrir, en une seule vie ;o)

    *ou tout court.

  3. Elisa-R dit :

    3E, 4E,5E,6E, 7E !
    8O, 9O, 10O, 11O, 12O, 13O* .

    L’absence de soleil, la pluie des mois durant puis trois gouttes de soleil ce matin : quelque chose a grillé (pfuit) là-haut sous mes cheveux.

    Merci à Eclaircie(E) et à Oulra (O) pour leur aimable participation.
    Merci à toi 4Z pour ces jolies découvertes que tu nous proposes régulièrement.

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