Victor Hugo – « Maglia »

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« Maglia regardait la mer
La mer souriait au soleil.
La vague
Capricieusement caressée
Par l’aile blanche des mouettes
Déployait toute sa grâce ;
De temps en temps une pierre se détachait de la falaise
Et tombait dans le flot
Le flot se refermait sur elle
Se ridait un moment
Puis se remettait à sourire
Et il semblait qu’on sentît la pierre
Tomber silencieusement
A jamais
Dans l’infini ;
Maglia contemplait cette chose si belle et si profonde
Si inconstante et si sereine
Si amère et si azurée
Qui est gracieuse tant qu’elle n’est pas terrible
Qui charme jusqu’au jour où elle tue.
Que fais-tu donc là lui dit son ami
Il répondit,
Sans détourner son œil fixé sur la mer :
Je regarde cette femme. »
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4 réponses sur “Victor Hugo – « Maglia »”

  1. Éclaircie dit :

    Victor HUGO (1802-1885)
     »
    La chanson de Maglia

    Vous êtes bien belle et je suis bien laid.
    A vous la splendeur de rayons baignée ;
    A moi la poussière, à moi l’araignée.
    Vous êtes bien belle et je suis bien laid ;
    Soyez la fenêtre et moi le volet.

    Nous réglerons tout dans notre réduit.
    Je protégerai ta vitre qui tremble ;
    Nous serons heureux, nous serons ensemble ;
    Nous réglerons tout dans notre réduit ;
    Tu feras le jour, je ferai la nuit.
     »

    Recueil : Toute la lyre

    En cherchant « Maglia » sur le web, j’ai trouvé ce poème sur le site suivant :
    « Les grands classiques ».
    Qui lui est en alexandrins.
    Le poème que tu offres est étonnant à plusieurs titre, son rythme libre et son fond que je trouve assez moderne. Je n’avais jamais lu Victor Hugo dans ce registre.
    Personnaliser la mer, une idée qui me ravit, bien sûr.

  2. Éclaircie dit :

    à plusieurs titreS

  3. 4Z2A84 dit :

    Ce texte de V.H. se présentait en prose « normale » que j’ai découpée.
    Si V.H avait achevé « Maglia », l’oeuvre aurait vraisemblablement rejoint d’autres oeuvres dramatiques du poète dans le cadre de son « Théâtre en Liberté ».
    Merci d’avoir ajouté cette ravissante « chanson ».

  4. Éclaircie dit :

    Oupss! je ne sais plus ni lire ni compter, des décasyllabes, bien sûr.

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